Les camions autonomes entraîneront d’importantes pertes d’emplois chez les chauffeurs d’ici 2030

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Les camions autonomes pourraient régler le problème de la pénurie de chauffeurs, entraîner des économies d’argent et réduire les émissions polluantes, mais les pertes massives d’emplois et autres problèmes causés par ce changement au cours des 13 prochaines années pourraient bien entraîner une grave perturbation sociale. Les organismes de réglementation, l’industrie du camionnage et les gouvernements en Amérique du Nord et en Europe devraient commencer à planifier cette transition dès maintenant.

Voilà qui constitue l’essentiel d’un vaste nouveau rapport publié par l’Association des constructeurs européens d’automobiles (ACEA), la Fédération internationale des ouvriers du transport (ITF) ainsi que l’International Road Transport Union (IRU) – l’organisation mondiale du transport routier – dans un projet mené par le Forum international des transports, un organisme intergouvernemental situé à Paris et lié à l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE).

Malgré le titre un peu maladroit «Gérer la transition vers le transport routier sans chauffeur» (Managing The Transition to Driverless Roadfreight Transport en anglais), le rapport exhaustif n’y va pas de main morte. Les camions autonomes entraîneront d’énormes licenciements. Et si les organismes de régulation ne commencent pas à travailler ensemble dès maintenant pour adopter la technologie sans chauffeur, le chaos pourrait s’ensuivre.

«Les camions automatisés pourraient réduire la demande de chauffeurs de 50 à 70 pour cent aux États-Unis et en Europe d’ici 2030, rendant superflus jusqu’à 4,4 millions des 6,4 millions d’emplois projetés dans le camionnage professionnel, selon un scénario», peut-on lire dans le rapport.

Même si la montée du camion sans chauffeur incite les nouveaux venus à choisir une autre voie que le camionnage, plus de deux millions de chauffeurs aux États-Unis et en Europe pourraient être directement destitués, toujours selon le rapport.

Le rapport comporte quatre recommandations principales pour les intervenants et les organismes de réglementation impliqués dans l’industrie du transport :

* Créer un conseil consultatif de transition, qui aurait pour vocation de donner des avis sur les questions ayant trait à l’emploi;

* Envisager un système de permis provisoire pour gérer le rythme d’adoption des camions autonomes;

* Définir des normes internationales, des règles de la route et des réglementations techniques applicables aux camions autonomes;

*Continuer à mener des projets pilotes pour tester les camions autonomes, les technologies de réseau et les protocoles de communication.

Pour télécharger le rapport complet, cliquez ici.

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