Hendrickson propose des mises à jour de ses produits et un aperçu de l’avenir

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Vous connaissez peut-être Hendrickson International comme fabricant de suspensions, mais la présence de l’entreprise sur le marché de l’équipement pour camions et remorques va bien au-delà. C’était le message central de sa récente conférence de presse «Beyond Suspensions», qui comprenait la visite de deux usines Hendrickson en Ohio. L’an prochain, l’entreprise célébrera d’ailleurs le 100e anniversaire de la suspension à balancier inventée par son fondateur, Magnus Hendrickson.

Lors de l’événement, Hendrickson a mis en lumière son rôle dans quatre domaines : les freins, l’analyse active, les pièces de rechange d’origine et le gonflage des pneus.

Pièces de rechange

Dave McCleave, directeur du marché des pièces de rechange, souligne que le choix de pièces d’origine demeure essentiel pour optimiser le temps de fonctionnement et maintenir les performances des composants d’origine.

En optant pour des pièces de rechange d’origine, les flottes conservent les avantages liés à la conception, à la modélisation, aux essais en laboratoire et à la validation effectuée pour les composants initiaux. Comme le travail d’intégration est déjà fait, l’installation se fait naturellement sans perte de performance. Hendrickson s’appuie d’ailleurs sur son expérience en pièces d’origine pour commercialiser rapidement des composants de rechange, en utilisant les mêmes méthodes d’essais, notamment ses machines à secousses de laboratoire.

Au fil des ans, l’entreprise a lancé des composants conçus pour résoudre des faiblesses connues. Ses suspensions dotées du système ZMD (Zero Maintenance Damping) éliminent les amortisseurs — souvent source d’usure et de pannes — en les remplaçant par un piston et un soufflet scellés et pressurisés qui permettent un échange contrôlé de pression d’air tout en maintenant un bon amortissement dans le temps.

Les tambours de frein Motor Wheel de Hendrickson sont dotés d’une gaine en acier résistante à la rupture et plus légère que les tambours entièrement moulés, selon l’entreprise. (Photo : Hendrickson)

Hendrickson fabrique aussi les tambours CentriFuse de la marque Motor Wheel, les plus légers du marché selon McCleave, offrant un allégement de 105 kg (232 lb) par tracteur. Contrairement aux tambours moulés concurrents, ceux-ci sont réalisés à partir d’un matériau moulé fusionné à une bague en acier, réduisant le poids sans sacrifier la résistance.

«Les tambours moulés peuvent se fissurer et se briser. Cette enveloppe en acier ne se brisera pas de cette manière», affirme McCleave, ajoutant que la dissipation de chaleur est aussi améliorée.

Pour soutenir le marché, Hendrickson s’appuie sur des détaillants privilégiés formés en profondeur, en plus de 11 directeurs commerciaux régionaux aux États-Unis et au Canada et de 14 responsables régionaux du service après-vente qui offrent des formations pratiques.

Le système Tiremaax Pro est doté d’un évent monté sur l’essieu, ce qui réduit le risque de contamination de l’extrémité de roue, selon l’entreprise. (Photo : Hendrickson)

Gonflage des pneus

Matt Wilson, vice-président et directeur général du Vehicle Technology Group, a présenté un survol du système de gonflage automatique des pneus Tiremaax. Le gonflage est un enjeu majeur pour les flottes, et les données qu’il cite expliquent pourquoi :

  • Une remorque sur cinq roule avec un pneu sous-gonflé d’au moins 20 psi ;
  • Le surgonflage réduit la durée de vie des pneus de 7 à 15 % ;
  • 25 % des pneus jumelés présentent une différence de pression de 5 psi ou plus ;
  • Les remorques fermées et frigorifiques roulent à vide 34 % du temps, les citernes 38 %.

La gamme Tiremaax répond à ces situations :

  • Tiremaax CP assure le gonflage,
  • Tiremaax Pro ajoute le dégonflage pour corriger le surgonflage et les déséquilibres entre pneus jumelés,
  • Tiremaax Pro-LB ajuste automatiquement la pression selon la charge afin que les pneus roulent toujours à la pression optimale.

«Beaucoup de remorques roulent peut-être à 50 % de leur charge, et dans ces cas, elles devraient être à 75–80 psi. Personne ne fait ça», souligne M. Wilson, rappelant que les pneus sont presque toujours gonflés pour la charge maximale.

Hendrickson adopte aussi une approche unique pour protéger le système : l’évent est fixé à l’essieu plutôt qu’à l’extrémité de la roue afin d’éviter les dommages et contaminations. L’entreprise travaille également à moderniser son contrôleur, dont le lancement est prévu l’an prochain, pour le rendre plus durable et plus simple d’utilisation.

Une conception avec disque monté à l’extérieur facilite l’accessibilité pour l’entretien. (Photo : Hendrickson)

Freinage

Jeff Morris, directeur des systèmes d’essieux, de freins et d’extrémités de roues, rappelle que même si Hendrickson n’est pas systématiquement associé au freinage, elle a installé plus de 12 millions de freins en 30 ans. Ses marques Hendrickson, Brunner et Motor Wheel fournissent segments, arbres à cames, régleurs de jeu, tambours et freins à disque pneumatiques (en partenariat avec Wabco).

Cette année marque un jalon environnemental : les plaquettes sans cuivre (moins de 0,5 %) sont désormais obligatoires. «La reformulation a été une entreprise majeure. Les flottes doivent être attentives: tous les fournisseurs n’ont pas forcément mis au point une bonne formulation», avertit M. Morris.

Il ajoute que 80% des remorques font encore appel à des freins à tambour : une technologie mature, rentable, disponible dans de nombreuses configurations et facile à entretenir, ce qui explique sa longévité.

L’adoption des freins à disque a surtout été motivée par leurs meilleures performances et la réduction attendue des infractions aux contrôles routiers — les inspections des tambours étant plus faciles à réaliser. Mais leur coût et celui de leur entretien freinent encore leur adoption sur les remorques.

Parmi les innovations, Hendrickson propose le HXL7, doté d’un rotor monté à l’extérieur qui permet de remplacer le rotor sans démonter l’extrémité de roue.

Morris indique que l’entreprise travaille sur des capteurs d’usure qui alerteront les flottes lorsque les plaquettes approchent de leur fin de vie. Avec des capteurs continus, il sera possible de mieux planifier l’entretien. Ces avancées s’inscrivent dans l’arrivée de remorques plus intelligentes et capables de transmettre efficacement leurs données aux plateformes télématiques.


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