Gestionnaires de flottes, incitez vos gens à se déconnecter

À la longue, le « technostress » causé par l’hyperconnectivité numérique au travail a des effets négatifs sur la productivité, l’engagement professionnel, la satisfaction au travail, la conciliation entre la vie personnelle et professionnelle.

Il peut même mener à l’épuisement professionnel. L’Ordre des conseillers en ressources humaines agréés attire l’attention sur ces risques et invite les organisations à implanter volontairement une politique en matière de connectivité, afin que les membres de leurs équipes s’accordent des périodes de repos cognitif.

Chauffeur à l’extérieur de son camion consulte sa tablette
(Photo : ISAAC Instruments)

« La déconnexion ne réglera pas tous les maux découlant du stress au travail. Mais pour le bien-être de leurs travailleurs et travailleuses autant que pour leur performance organisationnelle, les employeurs ont tout intérêt à être proactifs et à mettre en place des pratiques qui favorisent les saines habitudes technologiques », affirme la directrice générale de l’Ordre, Manon Poirier.

Résultats de sondage

Selon un nouveau sondage mené pour l’Ordre par la firme Léger, près du tiers (31%) de la population en emploi travaille assez ou très souvent à distance en dehors des heures normales de travail.

C’est encore plus vrai pour les camionneurs, qui ont souvent des horaires atypiques et dont l’emploi, par nature, les amène à s’éloigner du site de leur employeur.

Pour une personne sur cinq (19%), l’obligation de rester connectée ou joignable en dehors de leurs heures normales fait partie de leur contrat de travail ou des attentes officielles de l’organisation. Toutefois, plus du double (44 %) disent sentir une pression officieuse pour rester connecté à leur travail en dehors des heures normales. Cette pression est ressentie encore plus fortement chez les 18 à 34 ans (51%).

Fait à remarquer, la pression provient autant de la culture de l’organisation (40%), que des travailleurs et travailleuses qui mettent eux-mêmes ce poids sur leurs épaules (39%).

« En complément aux pratiques que les organisations mettent en place, les travailleurs et travailleuses ont intérêt à adopter des pratiques individuelles qui favorisent un bon équilibre numérique », commente Mme Poirier.

Bonnes pratiques de droit à la déconnexion

Respecter les heures normales de travail, distinguer travail et vie personnelle, prévoir des moments de concentration sans interruptions pendant le travail, donner l’exemple en tant que gestionnaires sont les quatre piliers des bonnes pratiques que l’Ordre propose aux employeurs.

Chaque politique devrait évidemment tenir compte des spécificités du milieu de travail, de la structure et des enjeux propres à chaque employeur. Les réalités de chaque individu ainsi que l’importance de la flexibilité pour la conciliation entre le travail et la vie personnelle devraient également être pris en compte dans la discussion entre l’employeur et l’individu sur les attentes et les limites.

Vous pouvez vous inspirer du modèle de politique de droit à la déconnexion de l’Ordre en cliquant ici.


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