Le CPQ joint un recours de 400 millions $ contre Ottawa concernant les travailleurs étrangers temporaires

Le Conseil du patronat du Québec (CPQ) annonce sa participation au recours intenté contre le gouvernement fédéral à la suite des nombreux changements apportés au Programme des travailleurs étrangers temporaires (PTET).

Ce recours regroupe 36 entreprises québécoises, incluant les fabricants de remorques québécois Manac et Tremcar, ainsi que de nombreux travailleurs étrangers temporaires, qui réclament un total de 400 M$ en dommages.

(Photo : iStock)

«Les modifications apportées depuis 2024 au PTET ont été mises en œuvre sans préavis, ni consultation réelle des milieux économiques, créant une instabilité réglementaire majeure pour les entreprises québécoises», a déclaré Michelle LLambías Meunier, présidente et cheffe de la direction du CPQ. Dans un contexte où le marché du travail demeure tendu, ces changements fragilisent directement la capacité des employeurs à maintenir leurs activités, à planifier leurs investissements et à demeurer compétitifs, tant au Québec qu’à l’échelle canadienne.»

Le CPQ soutient que les modifications répétées et rapides imposées au programme ont entraîné des coûts substantiels liés à l’intégration et au recrutement, fragilisé les capacités de production des entreprises et menacé des contrats actuels et futurs.

Malgré les efforts initialement encouragés par Ottawa pour attirer et maintenir cette main-d’œuvre, plusieurs demandes ont ensuite été refusées ou bloquées, entraînant des pertes financières et une incertitude opérationnelle importante.

«Il est essentiel que les règles du jeu soient stables, prévisibles et cohérentes avec les besoins de l’économie québécoise. C’est pourquoi nous joignons ce recours, pour documenter rigoureusement les impacts et contribuer à rétablir un environnement plus fiable, tant pour les employeurs que les travailleurs», ajoute Mme LLambías Meunier.

Le CPQ entend ainsi éclairer la Cour fédérale sur les enjeux systémiques de main-d’œuvre auxquels font face les employeurs québécois, ainsi que sur les effets concrets de l’instabilité réglementaire.


Donnez votre avis

Vos données ne seront ni publiées, ni partagées.

*