La guerre tarifaire coûte 200 millions $ à CPKC, mais Keith Creel reste optimiste
Canadian Pacific Kansas City (CPKC) a subi une perte de revenus de 200 millions $ en raison de la guerre tarifaire déclenchée par les États-Unis, a révélé le président-directeur général Keith Creel, tout en exprimant son optimisme face à l’avenir de l’Accord Canada–États-Unis–Mexique (ACEUM).
«Nous avons déjà subi un impact considérable en raison de toute cette incertitude. Je pense à environ 200 millions de dollars de perte de revenus, voire plus», a indiqué M. Creel lors d’une conférence téléphonique avec des analystes.

À la tête de la seule compagnie ferroviaire qui relie les trois pays d’Amérique du Nord, le dirigeant estime que la renégociation de l’ACEUM, prévue pour l’été, pourrait générer des avantages mutuels, notamment en réorganisant les flux de marchandises afin de réduire le déficit commercial souvent critiqué par le président américain Donald Trump.
«Un renouvellement positif de l’ACEUM peut très bien se concrétiser. Le commerce entre nos trois nations est essentiel à notre prospérité commune, même s’il est légèrement rééquilibré. Nous dépendons les uns des autres», a souligné M. Creel.
Depuis l’entrée en vigueur de l’ALENA en 1994, le commerce trilatéral a plus que quadruplé, atteignant plus de 1 600 milliards de dollars.
Résultats financiers contrastés
Au quatrième trimestre, CPKC a vu son chiffre d’affaires progresser de 1%, atteignant 3,92 milliards $, en partie grâce à une meilleure efficacité opérationnelle et à une légère hausse des volumes de fret.
Cependant, le bénéfice net pour la même période a reculé de 10%, s’établissant à 1,08 milliard $, contre 1,20 milliard $ un an plus tôt.
Sur l’ensemble de l’exercice, le bénéfice net a néanmoins augmenté de 11% pour atteindre 4,14 milliards $, tandis que les revenus ont progressé de 4 % à 15,08 milliards $.
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