TFI International : bénéfices en baisse, flux de trésorerie en hausse malgré une demande faible

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TFI International a annoncé une baisse de ses bénéfices au quatrième trimestre ainsi que pour l’ensemble de l’année, la faiblesse persistante de la demande de fret ayant pesé sur les volumes dans ses principaux segments d’activité. Cette pression sur les résultats a toutefois été partiellement compensée par une amélioration marquée des flux de trésorerie.

Au quatrième trimestre, le bénéfice d’exploitation a reculé à 127,2 millions $, comparativement à 160,2 millions $ un an plus tôt. Le bénéfice net s’est établi à 71,7 millions $, soit 0,87 $ par action diluée, en baisse par rapport à 88,1 millions $, ou 1,03 $ par action, à la même période l’an dernier. Les revenus ont également diminué, passant de 2,08 milliards $ à 1,91 milliard $.

(Photo : TFI International)

Pour l’ensemble de l’exercice, TFI a dégagé un bénéfice net de 310,6 millions $, soit 3,72 $ par action diluée, comparativement à 422,5 millions $, ou 4,96 $ par action, en 2024. La baisse de la demande sur le marché a entraîné un recul des revenus, particulièrement dans les segments du transport de lots partiels (LTL) et de la logistique.

Malgré ce contexte difficile, l’entreprise a mis de l’avant la solidité de ses flux de trésorerie disponibles et a annoncé une hausse de son dividende.

«Nous avons terminé 2025 sur une note favorable, ce qui nous a permis d’avoir de solides flux de trésorerie disponibles, qui ont dépassé 10 $ par action pour l’année, grâce à l’accent mis par toute notre équipe sur le service à la clientèle et l’efficacité opérationnelle», a déclaré Alain Bédard, président et chef de la direction de TFI International.

Lors d’une conférence téléphonique avec des analystes, M. Bédard a reconnu que les prix du marché au comptant s’étaient améliorés, tandis que les tarifs contractuels demeuraient à la traîne. Il a toutefois noté que les expéditeurs tentaient désormais de verrouiller des tarifs bas à long terme, un comportement qui, selon lui, précède souvent une remontée des prix contractuels.

«Lorsque les expéditeurs commencent à percevoir une tendance haussière sur le marché au comptant, ils cherchent à conclure des ententes à long terme à des tarifs encore bas», a-t-il expliqué.

Le dirigeant a néanmoins souligné que la capacité excédentaire demeure importante et que la demande progresse lentement. Selon lui, plusieurs clients retardent encore leurs investissements majeurs, dans l’attente d’un nouvel accord commercial entre le Canada, les États-Unis et le Mexique.

TFI estime toutefois être bien positionnée pour traverser cette période grâce à l’implantation de nouvelles technologies, notamment des outils permettant une meilleure visibilité financière par terminal et une gestion opérationnelle plus fine.

L’entreprise poursuit également une transition stratégique du fret de détail vers le fret industriel, en réponse à la montée de l’économie des petits boulots et à l’omniprésence d’Amazon dans la livraison de marchandises de détail.

«L’économie de détail est de plus en plus dominée par l’économie des petits boulots. Notre objectif est de nous en éloigner le plus rapidement possible», a indiqué M. Bédard, précisant que TFI cible désormais des expéditions d’au moins 1 450 livres (657 kg). «Nous sommes généralement payés au poids, mais nos coûts sont liés au déplacement, pas au poids», a-t-il ajouté au sujet des opérations LTL.

TFI souhaite également se positionner comme un partenaire clé dans la construction de centres de données. «Nous exploitons l’une des plus importantes flottes de camions à remorque plateau aux États-Unis», a souligné le chef des finances, David Saperstein, ajoutant que la construction de centres de données représente un créneau à forte valeur ajoutée encore à un stade précoce.

En matière de fusions et acquisitions, Alain Bédard ne prévoit pas de transaction majeure en 2026, mais entend poursuivre une stratégie d’acquisitions complémentaires ciblées. «Les grandes transactions prennent du temps. Nous devons être extrêmement prudents. Tant qu’un nouvel accord commercial comparable à l’ALENA n’aura pas été conclu entre les trois pays, il sera très difficile de réaliser une acquisition d’envergure, compte tenu des nombreuses incertitudes», a-t-il conclu.


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