Les activités de coaching et de mentorat désormais admissibles à la loi sur le 1%

Le coaching et le mentorat sont parmi les pratiques exemplaires de gestion des ressources humaines en camionnage, notamment lors de la phase d’intégration de chauffeurs nouvellement embauchés.

Ce type de formation informelle entraîne des frais mais, bonne nouvelle, le gouvernement du Québec a annoncé plus tôt aujourd’hui une actualisation des formations admissibles dans le cadre de la Loi sur les compétences, communément appelée loi du 1%.

Deux chauffeurs à l’arrière d’un tracteur non attelé
(Photo : iStock)

Cette loi oblige les employeurs dont la masse salariale excède les 2 millions de dollars à investir l’équivalent d’au moins 1% de cette masse salariale dans le développement des compétences de leur personnel.

Avec l’annonce d’aujourd’hui, la ministre de l’Emploi Pascale Déry dit vouloir permettre aux entreprises d’être plus agiles en actualisant les formations admissibles, tout en simplifiant l’identification et le traitement des formations admissibles pour les employeurs.

Deux mesures sont prévues :

  • Reconnaître davantage la formation informelle, qui peut notamment prendre la forme de mentorat ou de coaching entre collègues en milieu de travail. Par exemple, un chauffeur expérimenté montre à un nouvel employé les bonnes pratiques d’utilisation des camions. De même, un gestionnaire peut bénéficier de coaching en leadership afin d’améliorer la gestion d’équipe et la communication.
  • Élargir les critères d’admissibilité des formations qui visent à développer la capacité à s’adapter aux changements, à mieux travailler en équipe, à communiquer de manière plus efficace, à mieux gérer les imprévus et à prendre des décisions plus stratégiques.

Un outil en ligne a par ailleurs été développé pour identifier et évaluer les formations pouvant donner lieu à des dépenses admissibles au sens de la Loi. Il vise à simplifier les démarches des employeurs lors de l’analyse de leurs formations admissibles.

« La formation est la clé de voûte qui nous permettra de demeurer compétitifs et performants dans un monde en profonde mutation. Nous devons inciter les entreprises à investir dans la formation de leur main-d’œuvre, tout en simplifiant les démarches pour les employeurs », a déclaré la ministre Déry.

Vous pouvez accéder à l’outil en ligne en cliquant ici.

Accueil positif sur le terrain

L’Ordre des conseillers en ressources humaines agréés (CRHA) a accueilli favorablement les mesures administratives annoncées.

« Considérant les transformations majeures qui affectent et affecteront notre économie et nos milieux de travail, ces changements administratifs apporteront une clarté et une flexibilité bienvenues aux mécanismes de formation de la main-d’œuvre issus de la loi du 1% », a commenté Manon Poirier, directrice générale de l’Ordre.

Son de cloche similaire chez les représentants des de PME.

« La Fédération canadienne de l’entreprise indépendante (FCEI) note positivement l’ajout de la reconnaissance de la formation informelle parmi les formations admissibles dans le cadre de la Loi du 1% ainsi que la création d’un outil en ligne pour les trouver plus facilement », écrit l’organisation par voie de communiqué.

La FCEI souligne par ailleurs que selon de récents sondages sur la formation, les trois quarts (74%) des dirigeants de PME misent sur la formation informelle de leurs employés.

« Les petites entreprises veulent miser sur la formation pour améliorer leur productivité, mais elles se heurtent à un manque de reconnaissance de la formation informelle et à un manque de connaissance des mesures en place. Les initiatives proposées par la ministre Déry répondent à ces deux réalités particulières des PME », estime François Vincent, vice-président pour le Québec de la FCEI.


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