Chantiers routiers : les ingénieurs de l’État se dotent d’un mandat de grève

L’Association professionnelle des ingénieurs du Gouvernement du Québec (APIGQ) annonce avoir reçu de ses membres un mandat de grève générale illimitée dans une proportion de 87,5%. Plus de 86,8% des membres se sont prononcés.

L’organisation doit dévoiler sous peu les journées de grève générale qui affecteront les ministères du gouvernement, ainsi que les régions du Québec qui seront visés par les manifestations de ses membres.

Camion pompe à béton près d’une voie surélevée
(Photo : MTMD)

Plusieurs de ces ingénieurs étant affectés à la supervision des travaux routiers, il est possible que certains chantiers soient ralentis ou retardés.

Les ingénieurs sont sans contrat de travail depuis 2023 et accusent le gouvernement de négocier de mauvaise foi. Ils réclament des augmentations de salaires, un encadrement négocié du télétravail ainsi que de meilleurs espaces de de bureaux.

Routes qui tombent en morceaux

« Je ne sais pas à quel jeu joue le Conseil du trésor! Les routes et les barrages tombent en morceaux, mais ce n’est pas assez pour régler avec ses ingénieurs », s’insurge Marc-André Martin, président de l’APIGQ.

Des regroupements tels que L’Association des constructeurs de routes et grands travaux du Québec (ACRGTQ) ou Bitume Québec ne se sont pas encore prononcés sur ce conflit de travail mais ont dénoncé lors de grèves passées de ces mêmes ingénieurs que plus du tiers des chantiers du ministère des Transports et de la Mobilité durable (MTMD) avaient été retardés.


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