Étude de Purolator : l’incertitude pèse davantage sur le commerce transfrontalier que les tarifs
Une nouvelle étude commandée par Purolator révèle que, pour les responsables de la chaîne d’approvisionnement au Canada et aux États-Unis, l’incertitude liée à l’évolution des politiques commerciales et aux exigences de conformité dans les échanges transfrontaliers perturbe désormais davantage les activités que les tarifs douaniers eux-mêmes.
L’étude, intitulée Le fardeau de l’incertitude : comment les entreprises nord-américaines adaptent leur réponse aux droits de douane et les coûts réels de la volatilité des échanges, repose sur un sondage mené auprès de 348 décideurs spécialisés dans la chaîne d’approvisionnement et la logistique au Canada et aux États-Unis. Elle offre un aperçu de la façon dont les entreprises réagissent à la volatilité persistante du contexte commercial à l’approche de la révision de l’Accord Canada–États-Unis–Mexique (ACEUM), prévue en juillet 2026.

«La révision à venir de l’ACEUM représente un moment charnière pour le commerce transfrontalier, mais de nombreuses entreprises continuent de réagir aux changements plutôt que de s’y préparer. Les données révèlent des lacunes importantes en matière de préparation», a déclaré Brett Huttman, vice-président, stratégie, marketing et communications chez Purolator. «Les expéditeurs ont besoin de renseignements clairs et de solutions concrètes qu’ils peuvent mettre en œuvre dès maintenant, surtout lorsque les décisions ne peuvent attendre que tous les paramètres soient connus.»
Selon le rapport, les tarifs douaniers entraînent des répercussions financières bien réelles pour les entreprises nord-américaines. Les répondants estiment en moyenne une baisse de revenus de 23 %. Les entreprises canadiennes évaluent leurs pertes annuelles moyennes à 661 000 $, tandis que les entreprises américaines les chiffrent à 710 000 $.
Les résultats montrent également que, face à la révision de l’ACEUM, de nombreuses organisations continuent d’adopter une approche tactique, même si les conditions commerciales à long terme demeurent incertaines. Ainsi, 93 % des entreprises ont déjà modifié certains aspects de leurs activités en réponse aux tarifs douaniers, mais seulement 39 % affirment être pleinement prêtes à mettre en œuvre d’autres changements si le contexte commercial se détériore.
Par ailleurs, seuls 16% des expéditeurs canadiens affirment se sentir « très bien soutenus » par leurs partenaires logistiques, comparativement à 30% des expéditeurs américains.
«En période de grande incertitude, les entreprises recherchent un partenaire capable d’offrir à la fois expertise et capacité d’exécution à grande échelle. L’expérience, la portée du réseau et la fiabilité deviennent essentielles lorsque les expéditeurs doivent rediriger des marchandises, réévaluer leurs fournisseurs ou modifier leurs plans dans des délais très courts», a affirmé M. Huttman.
Le rapport présente également des pistes d’action concrètes pour aider les expéditeurs à faire face à ces défis, notamment le renforcement de la conformité à l’ACEUM, l’évaluation de l’exposition aux tarifs douaniers, la diversification des fournisseurs et la collaboration avec des partenaires logistiques capables d’offrir des conseils commerciaux proactifs.
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