Le camionnage transfrontalier propulse le marché au comptant

Qui a dit que les Américains n’avaient pas besoin des produits canadiens? Les expéditions de cargaisons provenant du Canada en direction des États-Unis ont plus que doublé en mai (+109%) comparativement au même mois en 2025. C’est le deuxième mois consécutif où la croissance des exportations par camion dépasse les 100%.

Ces données proviennent de l’indice de fret publié par la plateforme de jumelage de cargaisons Loadlink Technologies, qui nous apprend par ailleurs que les volumes globaux de fret ont été 28% au-dessus du niveau de mai 2025.

Gros plan d’un châssis de tracteur routier en mouvement
(Photo : Volvo Trucks)

La capacité de transport continue par ailleurs de se resserrer. Le ratio de camions par cargaison à transporter s’est établi à 1,96 en mai, soit 29% moins qu’en mai de l’an dernier.

« Avec une demande sortante qui se maintient bien au-dessus des niveaux de l’an dernier et une activité entrante qui rebondit d’un mois à l’autre, les transporteurs ont conservé le levier acquis en avril, tandis que les courtiers ont trouvé un marché plus équilibré à planifier », écrit Loadlink dans son bulletin d’analyse mensuel.

Transport au Canada et produits frais

Si le camionnage transfrontalier a été le nerf de la guerre en mai, le transport intra-canadien a également connu une bonne performance avec une hausse des volumes de 47% par rapport à 2025.

Avec 23% des types de remorques affichées par les transporteurs, les fourgons frigorifiques ont maintenu une part élevée pour un deuxième mois consécutif, ce qui concorde avec la montée en régime de la saison des produits frais en Amérique du Nord.

« Deux mois consécutifs où les chargements sortants ont plus que doublé, c’est un véritable signal. Les transporteurs devraient verrouiller leur capacité en direction sud dès maintenant, avant que la demande ne resserre davantage les conditions. L’entrant est l’autre élément à surveiller. Le rebond de mai indique que les voies en direction nord reviennent, et c’est là que les courtiers devraient porter leur attention par la suite », analyse James Reyes, directeur général de Loadlink.


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