Le camionnage au cœur d’une économie canadienne sans barrières
Chaque année, environ 530 milliards de dollars de biens et de services franchissent les frontières provinciales et territoriales, ce qui équivaut à près de 20 % du produit intérieur brut du Canada. Pourtant, on estime que 200 milliards de dollars en activité économique supplémentaire reste inexploitée. Un système de transport plus interconnecté et efficace sera nécessaire pour libérer le plein potentiel économique de notre pays.
L’année dernière, plus du tiers des entreprises canadiennes ont acheté ou vendu des marchandises dans d’autres provinces et territoires que les leurs. Environ 93 % ont utilisé le transport routier comme principal moyen de transport. C’est un élément essentiel de notre économie, mais les obstacles présents dans notre système de transport limitent les possibilités de croissance pour les entreprises.
Parmi les entreprises qui ont signalé des obstacles au commerce interprovincial, près de 30 % ont parlé des coûts de transport. C’est de loin l’obstacle le plus souvent cité, surtout par les provinces et territoires éloignés, qui ont de la difficulté à demeurer concurrentiels, à élargir leurs activités et à livrer efficacement les marchandises.
Les entreprises sont également confrontées à des obstacles réglementaires incohérents. Les règles relatives au transport de marchandises peuvent varier d’une province à l’autre, tout comme les exigences en matière de permis pour les petites entreprises opérant à l’extérieur de leur province d’origine. Ces incohérences accroissent les coûts et la complexité pour les petites et grandes entreprises qui cherchent à exercer leurs activités à l’échelle nationale.
Les entreprises canadiennes devraient être en mesure d’acheter et de vendre des biens aux Canadiens et Canadiennes, sans coûts ni formalités administratives inutiles, peu importe où elles se trouvent au pays. En réponse, le gouvernement du Canada prend des mesures pour y parvenir et pour bâtir une seule économie canadienne.

Il faut d’abord jeter les bases. Dans le cadre du budget de 2025, le gouvernement du Canada investit 6 milliards de dollars pour mettre en place l’infrastructure qui permettra d’accéder à de nouveaux corridors commerciaux, renforcera les chaînes d’approvisionnement et aidera les entreprises canadiennes à être concurrentielles sur la scène locale et mondiale. Notre objectif est d’accélérer la circulation des marchandises, de réduire les coûts pour les entreprises et les consommateurs, et de rendre notre économie plus concurrentielle.
Grâce à un investissement de 5 milliards de dollars dans le Fonds pour la diversification des corridors commerciaux, nous renforçons les corridors commerciaux du Canada en améliorant les principales infrastructures de transport. On s’assurera ainsi que les produits canadiens sont commercialisés de façon efficace à l’intérieur du Canada et vers les marchés mondiaux.
De plus, grâce à notre nouveau Fonds d’infrastructure pour l’Arctique, doté d’un financement de 1 milliard de dollars, nous appuyons les projets de transport civils et militaires qui renforcent la souveraineté du Canada, favorisent la croissance et le développement économiques de la région et relient les collectivités nordiques et autochtones.
Deuxièmement, nous travaillons avec nos partenaires provinciaux et territoriaux pour éliminer les obstacles au commerce interprovincial. En juillet 2025, Transports Canada a rencontré des représentants des gouvernements fédéral, provinciaux et territoriaux, ainsi que des intervenants de l’industrie, afin d’examiner et d’éliminer les obstacles auxquels fait face l’industrie du transport routier. L’objectif était de trouver de nouvelles façons de réduire les coûts de transport et les formalités administratives en harmonisant la réglementation dans le secteur du camionnage, et d’élaborer un plan pour y parvenir.
Ces efforts ont abouti à un protocole d’entente sur le camionnage interprovincial, annoncé le 12 juin 2026. L’entente réduit les obstacles au commerce intérieur dans le secteur du camionnage et facilite la circulation efficace des marchandises à travers le pays, en harmonisant les principales exigences sectorielles à l’échelle du Canada, ce qui favorisera ainsi une meilleure harmonisation entre les normes interprovinciales. Par exemple, les conducteurs n’auront plus à s’arrêter aux frontières interprovinciales pour changer d’équipement s’il existait des exigences uniformes ou mutuellement reconnues en matière de signalisation et d’éclairage pour les camions surdimensionnés dans les provinces et les territoires, ce qui permettra aux transporteurs d’économiser du temps et de réduire les coûts d’exploitation. L’entente créera également des normes minimales nationales pour les véhicules d’escorte, obligerait les provinces et les territoires à publier des normes de service pour les demandes de permis spéciaux pour le transport routier, harmoniserait certaines normes de poids des véhicules et accélérerait les mises à jour du Code canadien de sécurité pour favoriser l’uniformité.
Les provinces ont également intensifié leurs efforts pour améliorer le commerce interprovincial. Par exemple, le Canadien camionnage pôle réglementaire de l’Alberta, mis sur pied en avril 2026, aidera les camionneurs à s’y retrouver dans les différences réglementaires et opérationnelles complexes entre les provinces et les territoires.
Les avantages de la création de corridors commerciaux, de l’harmonisation des normes de transport et de l’élimination des obstacles au commerce interprovincial sont clairs : des prix plus bas, une productivité accrue et davantage d’investissements étrangers.
Le gouvernement du Canada continuera de bâtir les corridors commerciaux de l’avenir, rapprochant les personnes et les produits à la fois du Canada et de l’économie mondiale.