L’ACC avertit que les révisions annuelles de l’accord commercial menacent les investissements dans le camionnage
L’Alliance canadienne du camionnage (ACC) affirme que la décision de l’administration américaine de ne pas approuver immédiatement une prolongation pluriannuelle de l’Accord Canada–États-Unis–Mexique (ACEUM) crée de l’incertitude pour le camionnage transfrontalier et les chaînes d’approvisionnement.
Dans une déclaration publiée le 2 juillet, l’ACC a indiqué que le remplacement d’un cadre commercial à long terme par des révisions annuelles crée de l’instabilité pour les transporteurs qui investissent dans leurs équipements, le renouvellement de leur flotte et leurs contrats avec les clients.
«La décision prise hier par les États-Unis de ne pas accorder immédiatement une prolongation de l’ACEUM ajoute une importante couche de friction systémique au commerce nord-américain, à un moment où les chaînes d’approvisionnement continentales ont besoin de stabilité», a déclaré l’ACC par voie de communiqué. «En faisant passer l’accord commercial d’un cadre prévisible à long terme à un cycle de révisions annuelles obligatoires, Washington a créé un défi structurel bien réel.»

L’ACC soutient que les transporteurs de marchandises dépendent d’un cadre politique stable à long terme pour justifier leurs investissements en capital et qu’un processus de révision annuelle pourrait retarder les achats de matériel roulant, compliquer la planification et accroître les coûts dans l’ensemble de la chaîne d’approvisionnement.
L’ACC souligne que plus de 10 millions de camions franchissent habituellement la frontière canado-américaine chaque année, transportant près de 500 milliards $ CA de marchandises dans les deux sens. Les camions assurent environ les deux tiers des échanges commerciaux entre le Canada et les États-Unis.
L’ACC a également averti que la conclusion d’accords bilatéraux distincts, plutôt que le maintien du cadre trilatéral, pourrait perturber les secteurs manufacturier et agricole ainsi que le transport de marchandises en Amérique du Nord. L’Alliance souligne que le Canada est le principal marché d’exportation de 36 États américains et soutient que les obstacles imposés aux transporteurs canadiens nuiraient également aux entreprises, aux travailleurs et aux consommateurs américains.
Bien que l’ACEUM demeure légalement en vigueur jusqu’en 2036, l’ACC rappelle que l’accord permet à tout pays membre de s’en retirer moyennant un préavis de six mois, ce qui ajoute à l’incertitude à l’approche des révisions annuelles.
«Les camions transfrontaliers continueront de circuler aujourd’hui, demain matin et, pour le moment, selon les mêmes procédures douanières», a affirmé l’ACC.
«Au fur et à mesure que les négociations progresseront, l’ACC participera activement aux discussions aux côtés de ses partenaires nord-américains afin de défendre la fluidité des échanges à la frontière et de fournir à ses membres une analyse réaliste ainsi qu’une représentation soutenue pour les aider à composer avec ce contexte commercial plus incertain.»
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