23% des travailleurs envisagent changer d’emploi

Les politiques de rétention des employés sont plus importantes que jamais, alors que 23% des travailleurs canadiens envisagent de quitter leur emploi, selon une étude la firme de ressources humaines Randstad. La génération Z (personnes nées entre 1997 et 2012) affiche une intention de mobilité record, puisque 42% envisagent un changement d’emploi.

« Les données de cette année nous rappellent que la base de la relation entre un employeur et son employé n’a pas particulièrement changé : les travailleurs veulent être bien rémunérés et pouvoir vivre leur vie en dehors du travail. Ce qui change, c’est la rapidité avec laquelle ils agissent quand ils considèrent que ces besoins ne sont pas comblés », indique Marie-Eve Robitaille, présidente de division, solutions de talents professionnels, chez Randstad Canada.

Femme ferme la porte d’un conteneur sur une remorque
(Photo : Volvo Trucks)

Les principales raisons de départ sont une rémunération jugée trop faible (48%), le désir d’un meilleur équilibre (40%) et le manque de perspectives de croissance (34%).

Les moteurs de départ varient selon les profils : les talents numériques sont davantage poussés vers la sortie par le manque de croissance professionnelle, tandis que les générations plus âgées quittent davantage pour des raisons salariales.

Rémunération et équilibre de vie

La rémunération et l’équilibre travail-vie personnelle arrivent à égalité au sommet des priorités des candidats dans leur choix d’un employeur (66% chacun). Un constat qui cache une réalité plus nuancée : l’importance accordée au salaire varie considérablement selon les profils.

Les femmes valorisent davantage la rémunération que les hommes (69% contre 62%). Par ailleurs, 8 travailleurs sur 10 accordent une grande importance aux avantages qui soutiennent leur mode de vie : flexibilité, congés, santé et mieux-être.

Malgré ces attentes élevées, 63 % des travailleurs évaluent déjà positivement leur employeur actuel sur l’équilibre travail-vie personnelle.

À l’heure où les entreprises automatisent leurs processus de recrutement, les données envoient un signal inverse: le contact humain reste déterminant à chaque étape du parcours du candidat. En effet, 68% des candidats jugent le contact en personne important lors de l’exploration d’un emploi.

Les références personnelles sont d’une grande efficacité : à peine 29% des candidats les utilisent, mais 27% décrochent un poste grâce à elles.

L’édition 2026 de la Randstad Employer Brand Research (REBR) a été menée auprès de 3 500 répondants canadiens, couvrant l’ensemble des groupes d’âge, niveaux de scolarité et profils socioéconomiques.


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