Véhicules militaires : Carney opte pour un produit canadien à contenu québécois

Le premier ministre Mark Carney a annoncé hier la conclusion d’un nouveau partenariat stratégique avec General Dynamics Land Systems-Canada (GDLS-Canada). Dans le cadre de ce partenariat, le gouvernement investira près de 2 milliards de dollars sur quatre ans dans la fabrication et la livraison de 190 nouveaux véhicules blindés de soutien au combat (VBSC).

Mark Carney pose la main sur un véhicule militaire de General Dynamics, à London en Ontario.
(Photo : GDLS-Canada/LinkedIn)

Cela fera passer la flotte canadienne de 360 à 550 véhicules et contribuera à l’atteinte par le Canada de l’objectif de 2% fixé par l’OTAN en matière de dépenses militaires pour la première fois depuis la chute du mur de Berlin.

Les VBSC se déclinent en huit configurations, permettant par exemple le transport de fret ou de troupes, pouvant servir de poste de commandement, d’unité de réparation mobile ou encore d’ambulance.

Tous ces modèles reposent sur la plateforme du véhicule blindé léger 6.0, ce qui permet de réduire les coûts de formation et d’entretien et de maintenir une plus grande partie de la flotte en service.

Véhicule militaire de General Dynamics dans un hangar
L’une des variantes des VBSC, ici chaussée de pneus Michelin. (Photo : Gouvernement du Canada)

Contenu québécois et création d’emplois

Ce sont les ingénieurs de Thales Canada, dans l’arrondissement de Saint-Laurent à Montréal, qui mettent au point les systèmes d’imagerie thermique.

Ils pourront compter sur l’appui des techniciens d’IMP Aerospace & Defence, d’Enfield en Nouvelle-Écosse, qui fabriquent des composantes spécialisées, et des métallurgistes d’InterPro à Regina, qui produisent l’acier utilisé dans les coques blindées.

Au total, 600 fournisseurs canadiens de partout au pays contribueront au projet.

L’assemblage final se fera à l’usine de GDLS-Canada située à London, en Ontario. Il est estimé que le projet permettra de créer ou de préserver plus de 6 000 emplois bien rémunérés partout au pays chaque année au cours des huit prochaines années.

« Ce marché contribuera à renforcer notre chaîne d’approvisionnement souveraine et à générer des avantages durables pour des travailleurs et des communautés à l’échelle du pays », peut-on lire dans le communiqué émis par le cabinet du premier ministre.

« Grâce à ce partenariat, l’industrie canadienne dispose désormais de la confiance nécessaire pour investir, innover et se développer, et nous pouvons conserver chez nous des emplois spécialisés et un savoir-faire durement acquis. C’est comme ça que nous bâtissons un Canada fort », s’est félicité le premier ministre Carney.


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