Les entreprises canadiennes voient des occasions dans le plan économique fédéral, selon KPMG
Selon un nouveau sondage de KPMG, les chefs d’entreprise canadiens voient des possibilités dans le programme économique du gouvernement fédéral, mais estiment que les engagements doivent rapidement se traduire par des mesures concrètes pour faire face à l’incertitude commerciale persistante.
Le Sondage national sur les perspectives d’affaires et des échanges commerciaux, mené auprès de 359 chefs d’entreprise et décideurs, révèle que 51% des répondants s’attendent à ce que les mesures économiques du gouvernement fédéral améliorent considérablement ou quelque peu les activités de leur entreprise au cours des trois prochaines années.
Par ailleurs, 55% croient que le gouvernement fait des progrès pour renforcer le soutien aux entreprises canadiennes, ce qui laisse croire que son approche est perçue comme positive sur le plan stratégique. Cet optimisme demeure toutefois tempéré par le désir d’une mise en œuvre plus rapide.

«Alors que les États-Unis intensifient les pressions commerciales sur le Canada, de nombreuses entreprises canadiennes adoptent une approche mesurée et préfèrent attendre de voir comment les plus récents tarifs douaniers américains seront appliqués avant de réagir», a déclaré Lachlan Wolfers, leader national de KPMG Cabinet juridique.
«Notre sondage montre que les chefs d’entreprise veulent que les gouvernements demeurent concentrés sur les mesures que le Canada peut prendre pour renforcer sa résilience économique. Ils souhaitent que le gouvernement collabore avec eux afin de mettre rapidement en œuvre le programme économique fédéral, d’améliorer la compétitivité fiscale, de réduire les formalités administratives et de diversifier les échanges commerciaux.»
Invités à classer les mesures prioritaires que les gouvernements devraient adopter, les répondants ont cité l’élimination des formalités administratives et l’accélération de la réforme réglementaire (50%), la construction d’un nouvel oléoduc sur la côte ouest (50%), la réalisation de grands projets d’infrastructure (47%) ainsi que la réforme fiscale (43%) comme des initiatives clés pour renforcer l’économie.
Malgré les défis persistants, le sondage, réalisé auprès de dirigeants de plusieurs secteurs d’activité, révèle que près de la moitié d’entre eux (47%) sont convaincus que leur entreprise pourrait accroître ses investissements au Canada si elle bénéficiait d’un approvisionnement axé sur le principe « Achetez canadien», d’incitatifs gouvernementaux et de nouveaux mécanismes de financement.
«Le Canada dispose des bases nécessaires pour attirer des investissements mondiaux, mais il lui faut maintenant le cadre stratégique adéquat pour faire valoir ses atouts sur la scène internationale», a ajouté M. Wolfers.
Le sondage révèle également que 66 % des entreprises ont ajusté leurs prix afin de tenir compte d’une partie ou de la totalité des coûts liés aux tarifs douaniers. De plus, 65% estiment que le Canada devrait adopter une approche plus transactionnelle et pragmatique dans ses négociations avec les États-Unis, puisqu’il s’agit désormais de la nouvelle normalité. Enfin, 67% considèrent que les exigences de conformité réglementaire ont créé une impasse institutionnelle, retardé des projets et freiné les investissements.
Concernant l’ACEUM, 69% des répondants estiment que le Canada devrait adopter une position ferme dans les négociations et utiliser tous les leviers à sa disposition.
Donnez votre avis
Vos données ne seront ni publiées, ni partagées.