Réduction des cibles d’électrification des transports : déception chez Propulsion Québec

Propulsion Québec, la grappe industrielle des transports zéro émission, dit accueillir avec déception les changements apportés au nouveau cadre réglementaire provincial lié à la vente de véhicules zéro émission (VZE), dont la cible est désormais fixée à 80% d’ici 2035.

« Le Québec s’est imposé comme le chef de file canadien en matière d’électrification des transports grâce à des politiques ambitieuses, dont la norme VZE. Nous craignons toutefois que les assouplissements annoncés viennent miner cette dynamique en plus de représenter des coûts économiques, sociaux et environnementaux importants », affirme Alexis Laprés-Paradis, président-directeur général de Propulsion Québec.

Rangée de camions Cascadia électriques
(Photo : Daimler Truck)

L’organisme cite une analyse du ministère québécois de l’Environnement selon laquelle les changements apportés à la norme VZE entraîneront des coûts nets estimés à 17 milliards de dollars pour l’ensemble de la société québécoise, des sommes profitant aux constructeurs de véhicules et aux pétrolières, estime Propulsion Québec, qui aurait souhaité que le gouvernement adopte des cibles intérimaires plus ambitieuses.

« Si l’objectif de la norme est d’accélérer l’électrification, il est primordial de favoriser les technologies qui permettent de réduire durablement la dépendance aux combustibles fossiles », plaide le groupe par voie de communiqué.

« Nous invitons le gouvernement à suivre de près l’évolution du marché et à renforcer la norme », conclut Alexis Laprés-Paradis.


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