Le CCIR réclame davantage d’incitatifs pour l’électrification des flottes
Le Conseil canadien de l’infrastructure de recharge (CCIR) a présenté son mémoire dans le cadre des propositions prébudgétaires fédérales. Il contient plusieurs propositions qui touchent l’électrification des flottes commerciales et les infrastructures de recharge.
Le CCIR demande à Ottawa de traiter l’électrification des flottes commerciales et des véhicules moyens et lourds comme un chantier distinct et de mettre en place des programmes adaptés aux coûts et aux délais beaucoup plus importants auxquels font face les transporteurs.

Le maintien et le renforcement des mesures de soutien aux véhicules commerciaux moyens et lourds zéro émission fait partie des recommandations, par exemple le programme Incitatifs pour les véhicules moyens et lourds zéro émission (iVMLZE) et le Programme d’infrastructure pour les véhicules à émission zéro (PIVEZ). Le CCIR propose d’ailleurs que le PIVEZ soit recapitalisé avec 1 milliard $ supplémentaires sur cinq ans, dont une partie de la somme, soit 200 millions $, serait spécifiquement destinée aux flottes de camions.
Le Conseil propose également de modifier le crédit d’impôt à l’investissement pour les technologies propres afin qu’il puisse couvrir explicitement la recharge des véhicules routiers, ce qui comprendrait la recharge des flottes légères, moyennes et lourdes, l’électrification des dépôts et les infrastructures connexes. L’organisation estime qu’un crédit d’impôt sur dix ans pourrait stimuler des centaines de millions, voire des milliards de dollars d’investissements privés dans la recharge au Canada.
Le CCIR propose même qu’en raison des coûts d’acquisition plus élevés et des cycles de déploiement plus longs, une admissibilité partielle au crédit d’impôt soit accordée aux véhicules commerciaux zéro émission eux-mêmes. De plus, le CCIR propose d’envisager un programme complémentaire de bons ou d’incitatifs à l’achat de véhicules, comprenant un niveau d’aide établi selon la classe du véhicule et coordonné avec les programmes finançant la recharge et l’électrification des dépôts.
Finalement, le mémoire conseille de fournir davantage de prévisibilité aux grandes flottes, notamment à travers le PIVEZ. Cela signifie que le volet destiné aux propriétaires et exploitants d’infrastructures devrait fonctionner avec des demandes acceptées en continu, que le plafond de financement par projet devrait être augmenté ou supprimé pour privilégier un modèle d’allocation annuelle, et que le programme devrait couvrir davantage la planification, l’ingénierie, la coordination avec les services publics et les études d’électrification, la totalité des dépenses préliminaires étant financées.
«La transformation du système de transport canadien nécessite de mener plusieurs actions en parallèle, et nous saluons le Canada pour le lancement de la Stratégie nationale sur les infrastructures de recharge (SNIR)», a indiqué Travis Allan, PDG du CCIR, à la fin du mémoire. «Nos membres sont prêts à avoir un impact économique majeur, en créant de bons emplois et en aidant les Canadiens à réduire leurs dépenses de transport.»
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