La rémunération demeure le premier critère pour changer d’emploi

Il y a une foule de raisons pour lesquelles une personne peut désirer changer d’emploi ou le conserver. Toutefois, jusqu’à 80% des travailleuses et travailleurs seraient motivés à changer d’emploi au cours des prochaines années afin de pouvoir augmenter leur salaire.

L’augmentation salariale est en fait l’élément le plus susceptible d’inciter actuellement à quitter son employeur, loin devant l’équilibre travail-vie personnelle, les avantages sociaux ou des possibilités d’avancement professionnel.

Un aimant attire des figurines représentant des employés
(Photo : Ordre des conseillers en ressources humaines agréés)

C’est ce que révèle un nouveau sondage Léger commandé par l’Ordre des conseillers en ressources humaines agréés, qui a voulu comprendre les motivations de la main-d’œuvre alors que les activités de recrutement et de recherche d’emploi reprennent après le ralentissement habituel en saison estivale.

« Dans le contexte économique actuel, une progression de la rémunération incite assurément à la mobilité professionnelle. Les employeurs soucieux de retenir et de fidéliser leurs talents clés ont donc tout intérêt à bonifier et à affiner leurs pratiques de rémunération », commente la directrice générale de l’Ordre, Manon Poirier.

Elle met également en garde les travailleurs tentés de quitter pour une herbe apparemment plus verte chez un employeur voisin, soulignant qu’au-delà de la rémunération brute, ils doivent tenir compte de facteurs tels que les avantages sociaux, les conditions de travail non monétaires et les pratiques de gestion pour s’assurer de ne pas perdre au change lorsqu’ils décident de changer d’emploi.

Variations selon l’âge et le sexe

Quand on isole l’enjeu salarial, 80% des répondants indiquent qu’ils seraient incités à accepter un emploi chez un autre employeur offrant une augmentation de salaire. Cette proportion grimpe à 89% chez les 18 à 34 ans. Chez les 55 ans plus, 25% indiquent qu’aucune augmentation ne les ferait bouger, comparativement à seulement 4% chez les 18 à 34 ans et à 9% chez les 35 à 54 ans.

Par ailleurs, les femmes sont plus enclines que leurs collègues masculins à rechercher des éléments de flexibilité au travail : meilleur équilibre entre le travail et la vie personnelle (18%), réduction du temps de travail (17%) et plus de flexibilité des horaires (13%).

Les hommes sont quant à eux plus enclins à rechercher un milieu de travail plus stimulant (15%), une meilleure sécurité d’emploi (12%) ou de nouvelles responsabilités (9%).


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