Poilievre réclame des baisses d’impôts pour rendre le carburant diesel plus abordable et assurer l’approvisionnement futur

Le chef conservateur Pierre Poilievre propose un plan visant à réduire les taxes fédérales sur le carburant diesel et à contribuer à assurer au Canada un approvisionnement futur en carburant à prix abordable.

Les conservateurs affirment que le Canada produit déjà suffisamment de diesel pour répondre à la demande nationale, mais que les contraintes liées au transport rendent certaines régions dépendantes des importations américaines.

Le député fédéral Ryan Turnbull a visité Mackie Transport à Oshawa, en Ontario, le 9 septembre, afin d’annoncer la suspension de la taxe fédérale sur les carburants jusqu’à la fin de janvier 2027. (Photo : La Presse canadienne)

En avril, alors que les prix mondiaux des carburants augmentaient, Ottawa a temporairement suspendu la taxe d’accise fédérale sur les carburants. Cette suspension a depuis été prolongée jusqu’en janvier. Du 1er février au 31 mars 2027, le gouvernement percevra 50% du taux habituel de la taxe d’accise.

Poilievre propose d’éliminer toutes les taxes sur les ventes de diesel au moins jusqu’à la fête du Canada, en prolongeant jusqu’au 1er juillet prochain l’exemption complète de la taxe d’accise sur les carburants et en supprimant la TPS sur l’achat de carburant.

«Lorsque les agriculteurs et les camionneurs paient plus cher, ces coûts sont refilés aux consommateurs», a déclaré Poilievre dimanche dans une station-service de la banlieue d’Ottawa. «Pourquoi n’utilisons-nous pas notre pétrole pour répondre à nos propres besoins? Nous devrions être indépendants sur le plan énergétique, et vous, les familles canadiennes, devriez profiter des économies qui en découlent.»

Poilievre préconise également d’éliminer toutes les taxes sur la production de diesel en abolissant de façon permanente la tarification fédérale du carbone pour les industries ainsi que le Règlement sur les combustibles propres, qui, selon lui, augmentent les coûts de production du diesel et découragent les nouveaux investissements dans les raffineries.

Les conservateurs souhaitent que les raffineries soient exclues du processus fédéral d’évaluation d’impact, affirmant que cela n’éliminerait pas pour autant les mesures de protection de l’environnement. Selon le parti, les raffineries devraient toujours respecter les règles fédérales concernant la pollution, les eaux usées, les fuites et la surveillance, ainsi que les lois environnementales et les exigences provinciales en matière de permis.

Les conservateurs affirment que l’ensemble de ce plan permettrait d’accroître la capacité de raffinage, d’aider les raffineries à traiter davantage de pétrole brut canadien et de développer les infrastructures de transport et de stockage nécessaires pour approvisionner toutes les régions du pays.

Le cabinet du premier ministre Mark Carney n’a pas réagi immédiatement à une demande de commentaires concernant les propositions de Poilievre.

Interrogé sur la possibilité que le Canada abandonne éventuellement le diesel, Poilievre a répondu que la priorité devait être accordée à l’abordabilité.

«Des carburants abordables constituent l’un des piliers les plus importants pour lutter contre la pauvreté, enrichir notre classe moyenne et rendre notre pays autosuffisant», a-t-il affirmé. «Je ne veux pas éliminer progressivement le pétrole et le gaz canadiens. Je veux en produire davantage et à moindre coût.»


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