Main-d’œuvre : le camionnage appelé à collaborer avec les autres secteurs pour faire face aux pénuries et à l’IA
L’industrie du camionnage se joint à plusieurs autres secteurs de l’économie canadienne pour chercher des solutions communes aux défis de main-d’œuvre, notamment les pénuries de travailleurs, l’évolution des compétences et l’arrivée croissante de l’intelligence artificielle dans les milieux de travail.
Des leaders du marché du travail, des employeurs, des spécialistes de l’enseignement et des décideurs politiques se réunissent à Ottawa à l’occasion du premier Sommet national du leadership en développement de la main-d’œuvre afin de discuter des priorités communes et de déterminer les possibilités de mesures coordonnées entre les secteurs.
Organisé par les Conseils sectoriels nationaux de développement de la main-d’œuvre, dont fait partie RH Camionnage Canada (RHCC), le sommet réunit des leaders de diverses industries afin d’explorer des solutions visant à renforcer le bassin de talents au Canada et à préparer les travailleurs pour l’avenir.

Pour le camionnage, ces discussions surviennent alors que les besoins en main-d’œuvre et en nouvelles compétences continuent d’évoluer. La mobilité des travailleurs entre les secteurs, la formation et l’adaptation aux nouvelles technologies représentent notamment des enjeux susceptibles d’influencer la capacité des transporteurs à recruter et à conserver leur personnel.
Les thèmes du sommet porteront sur la transformation de la main-d’œuvre, sa composition, sa participation, sa mobilité et sa pérennité, de même que sur le rôle croissant de l’intelligence artificielle dans l’économie canadienne.
«Aucune industrie ne peut, à elle seule, résoudre les défis liés à la main-d’œuvre au Canada», a déclaré Philip Mondor, président-directeur général de RH Tourisme Canada. «Les pénuries de main-d’œuvre, l’évolution des besoins de compétences et la transformation économique touchent les employeurs de tous les secteurs.»
L’IA transforme aussi le camionnage
L’intelligence artificielle et la transformation de la main-d’œuvre sont au cœur de l’événement. Un enjeu qui concerne directement le camionnage, où l’IA et l’automatisation prennent une place grandissante dans différentes facettes des activités des flottes.
Les participants exploreront les façons dont les organisations peuvent préparer les travailleurs à l’utilisation de l’IA dans leur milieu de travail, tout en favorisant une adoption responsable des technologies émergentes.
Les discussions cadreront avec les priorités fédérales en matière d’utilisation éthique de l’IA, de préparation de la main-d’œuvre et de développement des compétences. Elles porteront notamment sur la composition, la participation, l’inclusion et la pérennité de la main-d’œuvre.
Ces thèmes s’harmonisent avec les mesures déployées par le gouvernement pour élargir l’accès au développement des compétences, soutenir les personnes issues de groupes sous-représentés et améliorer les résultats du marché du travail partout au pays.
«Les technologies émergentes, comme l’intelligence artificielle, remodèlent les emplois, les milieux de travail et les compétences dont les employeurs ont besoin pour demeurer concurrentiels», a affirmé M. Mondor. «Dans un même temps, il n’a jamais été aussi important d’offrir aux travailleuses et aux travailleurs la possibilité de transférer leurs compétences d’une industrie à l’autre. Ce sommet constitue une occasion unique pour les leaders de divers secteurs de chercher ensemble des solutions qui aideront les travailleurs à s’adapter au changement, soutiendront la croissance des entreprises et assureront la compétitivité du Canada pour les années à venir. »
Cette question de la transférabilité des compétences pourrait notamment intéresser le secteur du camionnage, puisqu’une meilleure mobilité entre les industries pourrait contribuer à élargir les bassins de travailleurs auxquels les employeurs du transport peuvent avoir accès.
Les Conseils sectoriels nationaux de développement de la main-d’œuvre estiment que, pour être efficace, le développement de la main-d’œuvre doit reposer sur des partenariats solides entre les employeurs, les gouvernements, les spécialistes de l’enseignement et les organismes de main-d’œuvre.
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