PIB canadien : la croissance freinée par les coûts du carburant et l’incertitude commerciale
Selon la dernière édition du rapport Perspectives trimestrielles des PME, publié par la Fédération canadienne de l’entreprise indépendante (FCEI) en collaboration avec AppEco, la croissance du PIB canadien devrait ralentir, alors que les tarifs douaniers et la hausse des coûts du carburant continuent de peser sur les PME.
Selon les prévisions et les estimations, le PIB du Canada devrait progresser de 2% au troisième trimestre et de 1,4 % au quatrième trimestre. Le taux d’inflation, mesuré par l’indice des prix à la consommation (IPC), devrait demeurer relativement stable, à 3% au troisième trimestre et à 2,9 % au quatrième trimestre.

Par ailleurs, la hausse des coûts continue de peser sur les entreprises, alors que 39 % des PME prévoient d’augmenter leurs prix de plus de 3% au cours des 12 prochains mois.
«De nombreuses entreprises sont confrontées à une faible demande et à des ventes au ralenti. Comme les clients se montrent plus prudents dans leurs dépenses, la plupart des PME absorbent la hausse des coûts du carburant pour éviter de perdre des ventes», a déclaré Simon Gaudreault, économiste en chef et vice-président de la recherche de la FCEI.
«Il n’est pas étonnant que certains entrepreneurs envisagent d’ajuster leurs prix, alors que les tarifs douaniers et la hausse des coûts du carburant exercent des pressions constantes.»
La guerre commerciale entre le Canada et les États-Unis accentue les pressions sur les prix, et la plupart des entreprises s’attendent à répercuter au moins une partie des coûts liés aux tarifs douaniers sur leurs clients. Ainsi, 28% d’entre elles prévoient de transférer la totalité de ces coûts, tandis que 18 % n’ont pas encore pris de décision à cet égard.
Une analyse particulière des coûts du carburant révèle que, malgré leur récente hausse, environ sept entreprises sur dix prévoient de répercuter moins de la moitié de ces coûts supplémentaires sur leurs clients.
«Cette situation reflète la diversité des réalités auxquelles les entreprises sont confrontées. Certaines sont plus durement touchées par les récents événements macroéconomiques, tandis que d’autres demeurent résilientes», a indiqué M. Gaudreault.
«Les données agrégées masquent une réalité plus nuancée, où certaines entreprises s’en sortent mieux que d’autres, alors que l’incertitude demeure élevée quant à la capacité de l’économie canadienne à rebondir véritablement après les récents développements de la guerre commerciale.»
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