Le vrai rendement de la télématique se joue avec les chauffeurs

par ISAAC

Tout gestionnaire de la sécurité ayant déployé une technologie de coaching en cabine connaît le scénario. Le fournisseur promet des économies de carburant et moins d’accidents, on installe le système, puis quelques mois plus tard, les résultats sont décevants. Le réflexe est de blâmer la plateforme, mais l’écart tient souvent aux chauffeurs qui n’ont jamais adopté la nouvelle technologie. Peu importe ses raisons, un chauffeur qui résiste au changement ne change jamais sa conduite, et les économies prévues ne se concrétisent pas.

La résistance des chauffeurs se manifeste rarement par un refus catégorique. Dans un sondage auprès de l’industrie, plus de 95 % des chauffeurs se disaient ouverts aux programmes de sécurité. Le problème, c’est que certains éléments des déploiements peuvent rendre l’adoption difficile : des pointages perçus comme injustes, aucune explication claire de la raison du changement et peu de suivi une fois le nouveau système installé.

Pourquoi les chauffeurs résistent, et l’effet sur le retour sur investissement

Lorsqu’on met en place une nouvelle technologie, le système est payé au départ, mais son retour sur investissement se gagne un chauffeur à la fois. La plupart des réticences se résument à trois préoccupations :

  • Le temps et la paye : Les kilomètres, c’est de l’argent pour les chauffeurs, donc un système qui coûte des minutes leur coûte du revenu.
  • La fierté : Après des années de conduite irréprochable pour les meilleurs chauffeurs, le coaching peut être perçu comme une insulte plutôt qu’une aide.
  • L’équité : Un pointage qui ne tient pas compte des particularités du trajet, de la charge ou de la réalité du chauffeur sera jugé peu crédible.

Les préoccupations des chauffeurs découlent de leur expérience. La plupart ont vécu l’arrivée obligatoire des dispositifs de consignation électronique qui leur a causé des bouleversements, du moins au début. Un nouvel appareil sur le tableau de bord suscitera donc un certain scepticisme qu’il faudra surmonter.

Ce que la résistance coûte en carburant et en sécurité

Sur la plateforme d’ISAAC, chaque point du score ISAAC d’un chauffeur équivaut à environ 0,5 % en carburant et, selon une étude de 2023 de la Traffic Injury Research Foundation, une réduction de 4 % du risque de collision. Les chauffeurs qui n’adhèrent jamais au coaching en cabine laissent cette valeur inexploitée.

Les coûts en jeu sont considérables. Selon une analyse du Massachusetts Institute of Technology citée par le département de l’Énergie des États-Unis, le comportement du chauffeur à lui seul peut influer sur la consommation de carburant de 15 % à 30 % sur l’autoroute et de 10 % à 40 % dans une circulation avec arrêts fréquents. Le style de conduite est le plus grand levier d’un transporteur sur la consommation de carburant, et chaque chauffeur non engagé retient ce levier.

Comment obtenir l’adhésion des chauffeurs

L’adhésion des chauffeurs commence par l’équité. Évaluer la conduite uniquement sur la base de la consommation brute pénalise les chauffeurs qui roulent en terrain vallonné ou avec une charge lourde. L’ISAAC Fuel Coach tient compte de facteurs comme les pentes et les charges, de sorte que le pointage reflète uniquement la performance du chauffeur. Un pointage équitable est essentiel pour rallier les chauffeurs. Il en faut toutefois davantage pour maintenir leur engagement au fil du temps.

Jean-Philippe Bertrand, vice-président, Expérience ISAAC Open Platform, relève trois stratégies des flottes qui obtiennent l’adhésion des chauffeurs :

  • Rendre visible l’appui de la direction. Un gestionnaire respecté qui explique en personne pourquoi on installe la technologie a plus d’effet qu’un courriel impersonnel envoyé à toute l’entreprise.
  • Anticiper les questions et y répondre. Déterminer à l’avance si un pointage de conduite peut influer sur la paye ou le dossier d’un chauffeur, et communiquer cette information dès le lancement.
  • Assurer un suivi après le lancement. Mettre en place un suivi régulier des résultats pour que le coaching prenne la forme de conversations en continu dans le temps.

Deux flottes qui ont transformé la résistance en résultats

West Side Transport, un transporteur américain de fourgons secs comptant plus de 575 chauffeurs, a bâti un programme de primes autour de quatre comportements mesurés par l’ISAAC Fuel Coach : l’usage de l’accélérateur, la conduite en roue libre, les virages brusques et les freinages brusques. Les cibles de pointage reposaient sur les données de ses 25 % de meilleurs chauffeurs. À mesure que les primes étaient versées, davantage de chauffeurs ont adhéré et l’efficacité énergétique a augmenté dans l’ensemble de la flotte.

VA Transport a mené un projet pilote de 12 semaines auprès de 50 chauffeurs. Le pointage ISAAC moyen est passé de 77,0 % à 84,8 %, les freinages et virages brusques ont diminué de 50,6 % et l’efficacité énergétique s’est améliorée de 3 %. Le groupe a économisé plus de 4 226 gallons, d’une valeur de plus de 24 000 $ CA. Des concours hebdomadaires entre équipes, avec des primes pour les gagnants, ont transformé l’adoption en un phénomène que les chauffeurs encouragent entre eux.

Les deux transporteurs ont suivi un plan de match similaire pour obtenir l’adhésion de leurs chauffeurs à la nouvelle technologie : évaluer les chauffeurs seulement sur ce qu’ils contrôlent, avoir des compensations monétaires, commencer par les meilleurs chauffeurs, rendre l’expérience sociale et continuer de suivre les résultats après le lancement.

Conclusion : le rendement vient des gens, et non seulement de la technologie

Un système de coaching ne fait pas, à lui seul, économiser de l’argent à un transporteur — ce sont les chauffeurs et chauffeuses qui font la différence, une fois qu’ils adhèrent à l’initiative. L’équipement, c’est la partie facile. Les transporteurs qui cessent d’encourager l’adoption après l’installation n’obtiennent qu’une fraction du rendement possible, tandis que ceux qui en font une priorité obtiennent le plein résultat, sans compter la valeur des accidents qui n’auront jamais lieu.

Êtes-vous à la recherche d’une technologie équitable pour les chauffeurs afin de faciliter son adoption?

Découvrez le système de coaching en temps réel d’ISAAC.

4 clés pour un camionnage plus sécuritaire | ISAAC


Donnez votre avis

Vos données ne seront ni publiées, ni partagées.

*