La mise sous séquestre de Lion Force Transport mène à un dépôt de bilan

Lion Force Transport a été déclarée en faillite, près de cinq mois après que ce transporteur, établi à Brampton, en Ontario, a été placé sous séquestre et s’est vu refuser la protection des tribunaux pour tenter de se restructurer.

L’entreprise a été réputée avoir fait cession de ses biens le 7 octobre, après avoir omis de déposer une proposition à ses créanciers, selon le syndic de faillite TDB Restructuring Limited.

(Photo : Lion Force)

Cette évolution fait suite à une ordonnance rendue par le tribunal le 29 septembre, qui a levé la suspension des procédures imposée dans le cadre de la mise sous séquestre, uniquement afin de permettre la reprise de la procédure de proposition concordataire de Lion Force.

Lion Force avait initialement déposé, le 12 mai, un avis d’intention de faire une proposition à ses créanciers, désignant TDB comme syndic à la proposition. Trois jours plus tard, la Cour supérieure de justice de l’Ontario a nommé un séquestre chargé de gérer les biens de l’entreprise, entraînant la suspension de la procédure de proposition concordataire.

TDB a maintenant été nommé syndic de faillite. La première assemblée des créanciers était prévue le 23 octobre, par vidéoconférence.

La faillite survient après que le tribunal eut rejeté, en mai, la demande concurrente de Lion Force visant à obtenir la protection de la Loi sur les arrangements avec les créanciers des compagnies (LACC).

Comme l’avait précédemment rapporté trucknews.com, le juge F. L. Myers avait nommé Fuller Landau Group à titre de séquestre de Lion Force et de ses entités liées, à la demande de la Banque Royale du Canada (RBC). À ce moment, l’entreprise devait environ 53 millions $ à RBC.

Le tribunal a été saisi d’éléments de preuve faisant état de chauffeurs et de transporteurs impayés, d’arriérés de taxes foncières, de mesures de recouvrement prises par la Commission de la sécurité professionnelle et de l’assurance contre les accidents du travail de l’Ontario (WSIB), de problèmes d’assurance ainsi que de recours intentés par des créanciers visant du matériel roulant au Canada, aux États-Unis et au Mexique.

Lion Force avait proposé de stabiliser ses activités en vendant des actifs, en réduisant ses coûts et en améliorant l’utilisation de ses camions, mais le juge Myers a estimé que le plan de restructuration était insuffisant.

L’entreprise avait déjà exploité une flotte de plus de 200 camions, avait indiqué son copropriétaire, Harry Hundal, à notre publication sœur trucknews.com en mai. À ce moment, sa flotte avait été réduite à un peu plus de 100 camions au Canada et à 40 à 50 autres aux États-Unis. M. Hundal avait attribué les difficultés de l’entreprise au ralentissement prolongé du marché du transport de marchandises, aux pressions exercées sur le transport de marchandises du secteur automobile et à la concurrence de transporteurs pratiquant des tarifs trop bas pour être viables à long terme.


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