La SAAQ s’engage à une restructuration majeure après les conclusions de la Commission Gallant
À la suite de la publication du rapport de la Commission Gallant, qui fait état d’un important manque de transparence et de rigueur dans la gestion de la transformation numérique de la Société de l’assurance automobile du Québec (SAAQ), notamment dans le dossier de SAAQclic, la direction de l’organisme s’est engagée à entreprendre une restructuration majeure.
La SAAQ affirme avoir pris acte des conclusions de la Commission et reconnaît que la haute direction a manqué à son devoir d’informer adéquatement les élus et la population quant à la gestion de ce vaste chantier numérique. L’organisation présente ses excuses à l’ensemble de la population québécoise et assure qu’elle collaborera pleinement avec le gouvernement dans la mise en œuvre des recommandations formulées.

«La SAAQ transformera ces recommandations en actions et elle ne ménagera aucun effort pour y arriver. Nous devons en tirer des leçons. Nous présenterons bientôt à la population un plan structuré qui détaillera les actions que nous entreprendrons à la suite de l’analyse de chacune des recommandations de la Commission», a déclaré Serge Lamontagne, PDG de la SAAQ.
Parmi les mesures déjà mises en place, la SAAQ mentionne l’ajout de nouveaux contrôles stratégiques, l’élaboration d’un plan d’action en gestion contractuelle, le renforcement de l’encadrement des processus contractuels, ainsi que la révision des profils de compétences et d’expérience requis pour la nomination des hauts dirigeants, incluant les membres du conseil d’administration.
De son côté, la présidente du Conseil du trésor, France-Élaine Duranceau, accompagnée du ministre des Transports et de la Mobilité durable, Jonatan Julien et du ministre de la Cybersécurité et du Numérique, Gilles Bélanger, a confirmé la mise en place d’un comité chargé d’assurer le suivi des recommandations. Le gouvernement évaluera également d’éventuels recours juridiques et des mesures disciplinaires à l’endroit des personnes fautives.
«Les constats sont clairs : un ménage s’impose pour regagner la confiance du public. Les Québécois s’attendent à mieux et nous devons apprendre des événements récents pour moderniser nos pratiques, renforcer la gouvernance et servir la population avec davantage de rigueur et d’exemplarité», a déclaré Mme Duranceau.
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