L’EPA supprime l’exigence de capteurs de DEF pour les moteurs diesel
Le président Donald Trump et l’Environmental Protection Agency (EPA) ont annoncé de nouvelles orientations permettant de supprimer l’exigence liée aux capteurs de fluide d’échappement diesel (DEF) pour l’ensemble des équipements diesel.
L’EPA a indiqué que les pertes soudaines de vitesse causées par des défaillances du système DEF compromettent la sécurité et la productivité.

«Les systèmes DEF défaillants constituent un désastre à l’échelle nationale», a déclaré Lee Zeldin, administrateur de l’EPA. «Les agriculteurs et les camionneurs ne devraient pas perdre des milliards de dollars en raison des coûts de réparation ou des journées de travail perdues.»
Plus tôt cette année, l’EPA a exigé des informations sur les défaillances des systèmes DEF auprès de 14 fabricants de matériel routier et hors route. L’agence a indiqué que cette démarche visait à évaluer de manière indépendante les défaillances en cours et à orienter la réglementation sur les émissions. À ce jour, elle a reçu des données de 11 des 14 fabricants.
L’EPA a précisé que cette mesure concernant le DEF n’affaiblit ni ne supprime les normes d’émissions, mais qu’elle «garantit plutôt que ces normes soient respectées d’une manière qui fonctionne réellement dans le monde réel».
Selon un communiqué de l’EPA, les camions lourds ne devraient désormais recevoir qu’un voyant d’avertissement pendant 650 milles ou 10 heures après la détection d’une défaillance. Après ce délai, le moteur ne subira qu’une réduction de puissance modérée, permettant aux camions de fonctionner normalement, sans limitation de vitesse, pendant jusqu’à 4 200 milles ou deux semaines de travail. Ce n’est qu’après environ quatre semaines de travail que la vitesse sera réduite à 25 mi/h jusqu’à ce que les réparations soient effectuées.
La U.S. Small Business Administration (SBA) a indiqué que cette mesure permettra de générer des économies annuelles de 13,79 milliards $ pour les Américains.
«La décision de l’EPA d’accorder aux fabricants une certaine flexibilité pour suspendre ces dispositifs d’incitation et d’éliminer complètement les capteurs problématiques en surveillant les émissions réelles des camions constitue une solution pragmatique qui reflète le fonctionnement de ces systèmes dans le monde réel», a déclaré Patrick Kelly, vice-président des affaires énergétiques et environnementales à l’American Trucking Associations (ATA).
L’EPA a également confirmé que les mises à jour logicielles approuvées, basées sur des capteurs de NOx, peuvent être installées sur des moteurs existants sans être considérées comme une modification illégale au sens du Clean Air Act.
Dans les prochains mois, l’EPA a indiqué qu’elle publiera une nouvelle proposition de déréglementation visant à éliminer complètement toutes les réductions de puissance liées au DEF pour les nouveaux véhicules et moteurs.
Depuis 2010, la plupart des camions diesel routiers et de nombreux types de matériel roulant hors route (comme les tracteurs et les engins de construction) utilisent des systèmes de réduction catalytique sélective qui injectent du DEF dans les gaz d’échappement afin de réduire les émissions d’oxydes d’azote.
Par ailleurs, le représentant Mike Collins (R-Ga.) a déposé un projet de loi visant à empêcher l’EPA de criminaliser les camionneurs et les agriculteurs par le biais de mandats fédéraux en matière d’émissions. Un projet de loi complémentaire avait été présenté au Sénat l’an dernier par la sénatrice Cynthia Lummis (R-Wyo.).
«Les camionneurs et les agriculteurs américains sont l’épine dorsale de ce pays, mais l’EPA les a traités comme des criminels parce qu’ils entretiennent leur propre équipement», a souligné Mike Collins. «Le Diesel Truck Liberation Act vient codifier le travail de l’administrateur de l’EPA, Lee Zeldin, afin de libérer les agriculteurs et les camionneurs des mandats fédéraux d’émissions jugés radicaux par les administrations précédentes et de mettre fin à ce que nous considérons comme une guerre bureaucratique contre la classe ouvrière.»
Selon un communiqué, le projet de loi prévoit :
- Empêcher les agences fédérales d’exiger des fabricants qu’ils installent ou maintiennent des dispositifs de contrôle des émissions ou des systèmes de diagnostic embarqués.
- Retirer à l’EPA le pouvoir d’appliquer les exigences du Clean Air Act liées aux contrôles des émissions des véhicules.
- Protéger les personnes poursuivies ou accusées en vertu du droit fédéral pour avoir modifié ou amélioré des équipements de contrôle des émissions.
- Inscrire ces dispositions dans la loi afin que, peu importe l’administration à la Maison-Blanche, les moyens de subsistance des camionneurs et des agriculteurs soient protégés.
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C’ est ben correct de tout canceller le système DEF, trop de perte de temps et d’argent toujours des lumières qui allume pour dire que le système ne fonctionne pas bien. Pas été tester avant de nous vendre cette nouvelle technologie. Jamais capable de se rendre à destination