Donald Trump donne le feu vert à un important nouveau pipeline pétrolier entre le Canada et les États-Unis

Donald Trump a accordé, le 30 avril, une autorisation clé à un important nouveau pipeline pétrolier reliant le Canada aux États-Unis, surnommé «Keystone Light» en raison de ses similitudes avec un projet controversé bloqué par l’administration de Joe Biden.

L’expansion du Bridger Pipeline, d’un diamètre de trois pieds (1 mètre), transporterait jusqu’à 550 000 barils (87 400 mètres cubes) de pétrole par jour du Canada à travers le Montana et le Wyoming, où il se raccorderait à un autre pipeline.

(Photo : iStock)

Le pipeline doit encore obtenir des approbations environnementales supplémentaires aux niveaux des États et du fédéral avant le début de la construction, que les responsables de l’entreprise prévoient amorcer l’an prochain. Des groupes environnementalistes espèrent toutefois bloquer le projet, craignant qu’une rupture du pipeline n’entraîne un déversement.

À plein régime, le pipeline de 650 milles (1 050 kilomètres) transporterait environ les deux tiers du volume du pipeline plus connu Keystone XL, qui avait été partiellement construit avant que le Joe Biden n’annule son permis dès son entrée en fonction en 2021, invoquant les enjeux liés aux changements climatiques.

«Un peu différent de la dernière administration. Ils ne voulaient pas signer d’accord pour un pipeline. Et nous, nous en construisons», a déclaré Donald Trump après avoir signé l’autorisation permettant au projet de franchir la frontière entre la Saskatchewan et le nord-est du Montana.

Lors de son premier mandat, Donald Trump avait approuvé le projet Keystone XL en 2020 malgré les inquiétudes de communautés autochtones concernant les risques de déversement, ainsi que celles de groupes environnementaux au sujet de la contribution des combustibles fossiles aux changements climatiques. Son annulation par Joe Biden avait suscité la frustration de responsables canadiens, dont le premier ministre Justin Trudeau, après que l’Alberta eut investi plus d’un milliard de dollars dans le projet.

Parfois surnommée «Keystone Light», l’expansion du Bridger Pipeline ne traverserait aucune réserve autochtone.

Plus de 70% du tracé serait construit dans des corridors de pipelines existants et 80% sur des terrains privés, a indiqué Bridger Pipeline LLC dans un communiqué. La conduite transporterait différents types de brut, notamment en provenance des sables bitumineux du Canada, pour être exportés ou raffinés aux États-Unis, a précisé le porte-parole de l’entreprise, Bill Salvin.

Le permis accordé par Donald Trump autorise également le transport d’autres produits pétroliers, dont l’essence, le kérosène, le diesel et le gaz de pétrole liquéfié. Bill Salvin a précisé que l’inclusion de ces carburants permet à l’entreprise de conserver une certaine flexibilité, tout en restant pour l’instant concentrée sur le pétrole brut.

Bridger Pipeline LLC pourrait éviter un revirement par une future administration si elle parvient à achever son projet avant la fin du mandat de Donald Trump. L’entreprise prévoit amorcer les travaux à l’automne 2027 et les terminer vers la fin de 2028 ou le début de 2029, a indiqué Bill Salvin.

Le mandat de Donald Trump se termine le 20 janvier 2029.


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