Les recommandations prébudgétaires de Propulsion Québec soutiennent la décarbonation et l’électrification des transports

Propulsion Québec a présenté ses recommandations prébudgétaires au Comité permanent des finances, soulignant l’importance de soutenir la croissance des véhicules zéro émission au Canada.

L’organisation indique que le secteur des transports demeure le principal émetteur de gaz à effet de serre (GES) au pays, représentant 23 % des émissions nationales totales. Selon elle, la meilleure façon d’inverser cette tendance passe par la décarbonation du transport routier et l’adoption massive des véhicules zéro émission.

«Dans un contexte de profondes perturbations économiques et géopolitiques, la transition énergétique s’impose comme un levier économique, industriel et environnemental qu’il faut saisir», a souligné Propulsion Québec dans le préambule de ses consultations.

(Photo : La Brasserie Labatt du Canada)

Soutenir la décarbonation du transport lourd

Propulsion Québec demande notamment un soutien accru à la décarbonation du transport lourd. La grappe industrielle estime toutefois que cette transition doit s’appuyer sur des programmes d’incitatifs robustes. Elle recommande ainsi de relancer pour cinq ans le Programme d’incitatifs pour les véhicules moyens et lourds zéro émission (iVMLZE), qui a pris fin le 31 mars 2026.

L’organisation a également insisté sur l’importance de soutenir les manufacturiers et entreprises du secteur des véhicules zéro émission, citant notamment Paccar Canada et son usine de Sainte-Thérèse, qui devrait selon elle pouvoir bénéficier davantage des occasions d’affaires sur le marché canadien.

Soutenir le déploiement des infrastructures de recharge

Propulsion Québec plaide aussi pour un déploiement accru des infrastructures de recharge à travers le pays. L’organisation recommande de poursuivre le déploiement équitable des bornes de recharge grâce à la Stratégie nationale de recharge, ainsi qu’à la relance et au maintien du Programme d’infrastructure pour les véhicules zéro émission (PIVEZ) pendant cinq ans.

La grappe propose également d’intégrer l’identification et la planification de corridors de recharge destinés au transport de marchandises moyen et lourd, particulièrement sur les axes stratégiques et les principaux pôles logistiques.

«Les corridors électriques constituent par ailleurs un levier structurant pour réduire les émissions du transport de marchandises. En identifiant les axes les plus fréquentés, il est possible d’associer des besoins précis en recharge et d’implanter des infrastructures adaptées pour la circulation de camions électriques», a indiqué Propulsion Québec.

L’organisation a notamment cité son étude d’opportunité et de faisabilité portant sur un corridor de recharge entre Québec et Toronto destiné aux camions moyens et lourds 100 % électriques.

Appui aux normes sur les émissions de GES

Propulsion Québec a aussi exprimé son appui à des normes et règlements visant à réduire les émissions de GES afin de favoriser la croissance des véhicules zéro émission.

Elle recommande notamment l’adoption d’une norme renforcée sur les émissions de GES afin d’atteindre 75 % des ventes de véhicules zéro émission d’ici 2035 et 90 % d’ici 2040, tout en assurant un cadre réglementaire stable, contraignant et sans possibilité de contournement.

«Le fait de viser un taux d’adoption de 75 % en 2035 et de 90 % d’ici 2040 demeure relativement ambitieux, mais doit exiger une mise en œuvre rapide, tangible et sans possibilité de contournement», a écrit la grappe.

L’organisation recommande également de maintenir le Règlement sur les combustibles propres, estimant qu’il constitue un levier structurant pour le développement d’une filière énergétique plus propre. Selon elle, l’obligation de compenser une partie des émissions par l’achat d’unités de conformité contribue à accélérer des initiatives comme l’électrification du transport lourd.


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