Cinq mesures que les transporteurs devraient prendre avant de déployer l’IA, selon la NMFTA
L’intelligence artificielle s’impose progressivement dans les activités de camionnage, qu’il s’agisse de l’optimisation des itinéraires, de la maintenance prédictive, du service à la clientèle ou de la cybersécurité. Toutefois, de nombreux transporteurs adoptent ces outils sans avoir mis en place de politiques officielles encadrant leur utilisation et leur gestion.
Afin de combler cette lacune, la National Motor Freight Traffic Association (NMFTA) a publié un cadre de gouvernance de l’intelligence artificielle gratuit destiné à l’industrie du camionnage. Ce document présente 50 contrôles recommandés ainsi qu’une liste de vérification pour aider les transporteurs et les fournisseurs de services logistiques à mettre en œuvre une gouvernance efficace de l’IA.

Parmi les recommandations du cadre, cinq priorités sont proposées aux transporteurs :
Désigner une personne responsable de la supervision de l’intelligence artificielle
Chaque outil d’intelligence artificielle devrait avoir un responsable désigné chargé d’en approuver le déploiement, d’en superviser l’utilisation et d’en assurer le suivi. Les grands transporteurs pourraient également tirer profit de la création d’un comité de gouvernance de l’IA réunissant des représentants des opérations, de la sécurité, des technologies de l’information et des affaires juridiques.
Garder le contrôle de ses données
Le cadre recommande aux transporteurs d’établir des politiques écrites précisant quelles informations les systèmes d’intelligence artificielle peuvent consulter, combien de temps les données sont conservées et si les renseignements sur les conducteurs ou les clients peuvent être utilisés pour entraîner des modèles d’IA. Il recommande également de limiter l’accès des outils d’IA aux seules données nécessaires à l’exécution de leurs fonctions.
Ne faites pas aveuglément confiance aux fournisseurs
Avant d’adopter un logiciel doté de fonctions d’intelligence artificielle, les transporteurs devraient évaluer les pratiques de cybersécurité des fournisseurs, leur stabilité financière ainsi que leurs politiques de protection des données. Cette évaluation ne devrait pas s’arrêter à la signature du contrat, mais se poursuivre tout au long de la relation d’affaires.
Maintenir l’humain au cœur de la prise de décision
Les recommandations formulées par l’intelligence artificielle ne devraient jamais être appliquées sans supervision. La NMFTA recommande de surveiller en permanence les performances des systèmes d’IA, d’offrir aux employés un moyen simple de signaler les résultats douteux et d’exiger une validation humaine pour toute décision présentant un risque élevé.
Prévoir les défaillances avant qu’elles ne surviennent
Les transporteurs devraient documenter les risques associés à chaque application d’intelligence artificielle, déterminer les situations où une défaillance pourrait avoir des répercussions sur les conducteurs ou les opérations, puis établir des plans d’intervention propres à l’IA avant de déployer de nouveaux outils.
Le cadre regroupe ses 50 contrôles recommandés en cinq grands volets : la gouvernance, les données et la protection de la vie privée, la sécurité, la sûreté et la fiabilité, ainsi que les risques et la conformité. Il comprend une liste de vérification pratique permettant aux transporteurs d’évaluer leur niveau de préparation à l’adoption de l’intelligence artificielle. Le cadre complet peut être téléchargé gratuitement ici.
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