RHCC et l’ATIC dirigeront une nouvelle alliance nationale sur la main-d’œuvre dans le secteur des transports

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RH Camionnage Canada (RHCC) dirigera, en partenariat avec l’Association des transitaires internationaux canadiens (ATIC), une nouvelle alliance nationale visant à relever les défis liés à la main-d’œuvre dans le secteur canadien du transport et de la chaîne d’approvisionnement.

Le gouvernement fédéral a annoncé la création de l’Alliance pour la main-d’œuvre du secteur du transport et des chaînes d’approvisionnement le 24 août, à Calgary, en Alberta. Angela Splinter, présidente-directrice générale de RHCC, a déclaré à notre publication sœur trucknews.com que l’Alliance est initialement mise en place pour trois ans et que le gouvernement fédéral fournira jusqu’à 8 millions $ pour en assurer le démarrage.

L’Alliance réunira des employeurs, des établissements d’enseignement, des organisations syndicales et des partenaires autochtones afin de cerner les défis liés à la main-d’œuvre dans les secteurs du transport routier, ferroviaire, aérien et maritime, ainsi que de l’entreposage.

Bruce Rodgers, Patty Hajdu et Angela Splinter. (Photo : RHCC)

Elle cherchera notamment à renforcer le développement des compétences, à attirer de nouveaux talents, à faciliter l’adaptation aux nouvelles technologies et à améliorer la collaboration dans l’ensemble du secteur.

Selon Mme Splinter, la priorité sera d’abord d’établir la structure de gouvernance de l’Alliance et d’assurer une représentation équitable des différents modes de transport et groupes concernés.

«Nous voulons réunir ces groupes et commencer véritablement à cerner les principaux goulots d’étranglement dans l’ensemble de notre chaîne d’approvisionnement. Nous devons assurer une coordination entre tous les modes de transport et nous cherchons vraiment à obtenir une vue d’ensemble de ce qui se passe dans le système», a-t-elle déclaré.

L’Alliance devrait également mettre sur pied des groupes de travail et des comités spécialisés qui se pencheront sur les différents modes de transport et sur des enjeux précis liés à la main-d’œuvre.

Mobilité de la main-d’œuvre et autres défis

L’un des objectifs sera de déterminer les professions susceptibles de créer des goulots d’étranglement dans la chaîne d’approvisionnement canadienne et de veiller à ce que les travailleurs possèdent les compétences nécessaires pour pourvoir ces postes.

Mme Splinter cite l’exemple de la potasse, qui doit être transportée par camion et par train, puis transiter par les ports avant d’être expédiée par navire vers les marchés internationaux.

«Notre travail consiste à déterminer où se trouvent les goulots d’étranglement tout au long du parcours et quelles professions sont concernées. Nous savons évidemment que les chauffeurs de camion jouent un rôle essentiel et constituent l’un des piliers du système, mais quelles autres professions devons-nous examiner afin de nous assurer que nous disposons de travailleurs qualifiés et prêts à occuper ces postes?»

L’initiative s’attaquera aussi aux défis liés à l’évolution rapide des technologies et au vieillissement de la main-d’œuvre, tout en cherchant à attirer davantage de jeunes vers les carrières dans le transport. Elle aura une portée nationale et assurera une représentation géographique de l’ensemble du Canada.

Des projets pilotes dès la première année

Le financement fédéral pouvant atteindre 8 millions $ permettra notamment de mettre en place l’Alliance, d’embaucher du personnel et de soutenir des projets pilotes.

Bien que les plans soient encore préliminaires, certains projets pilotes à petite échelle pourraient être lancés dès la première année afin d’obtenir rapidement des résultats concrets, selon Mme Splinter.

En 2024, le secteur du transport et de l’entreposage a contribué directement à hauteur de 96,5 milliards $ à l’économie canadienne, représentant 4,3 % du PIB du pays, en hausse de 2,6 % par rapport à l’année précédente.

«La force de nos chaînes d’approvisionnement dépend des personnes qui assurent leur fonctionnement. Grâce à cette alliance, nous rassemblons l’industrie, la main-d’œuvre et les fournisseurs de formation pour offrir exactement les compétences qui sont recherchées par les employeurs et dont les travailleurs ont besoin», a affirmé Patty Hajdu, ministre de l’Emploi et des Familles.

Bruce Rodgers, directeur général de l’ATIC, estime pour sa part que l’Alliance permettra aux acteurs du secteur de collaborer à des solutions dirigées par les employeurs afin de répondre aux pénuries de main-d’œuvre, de favoriser le perfectionnement des compétences et la mobilité des travailleurs, et de mieux répondre aux futurs besoins en matière de talents.

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