13 choses à savoir sur les DCE

Steve Bouchard

Les camionneurs transfrontaliers sont déjà familiarisés avec les dispositifs de consignation électronique (DCE), mais il y aura des différences lorsque les appareils seront obligatoires pour tous les transporteurs sous réglementation fédérale à partir du 12 juin 2021.Et ces différences ne se limitent pas à la nécessité, pour les dispositifs canadiens, d’être certifiés par une tierce partie accréditée.

Voici 13 choses que les chauffeurs devraient savoir sur les DCE, tirées de la présentation de Mélanie Simard lors d’une présentation dans le cadre de la conférence des utilisateurs d’Isaac 2020.

1.La réglementation sur les heures de service ne change pas – Le nombre d’heures que les chauffeurs peuvent travailler reste inchangé. Le règlement sur les DCE ne modifie que la manière dont ces heures sont enregistrées et transmises.

2.Il y a trois exceptions à la règle : Les véhicules commerciaux ou les moteurs fabriqués avant l’an 2000 n’auront pas besoin de DCE, pas plus que les véhicules utilisés dans un rayon de 160 km de leur gare d’attache. Les locations de camion à court terme (moins de 30 jours) sont également exemptées, ce qui donne aux transporteurs canadiens plus de souplesse qu’aux États-Unis avec les camions de remplacement, où la limite est de huit jours.

3.Il y a des leçons à tirer – «Donnez-vous le temps de vous adapter», dit Mme Simard recommandant aux camionneurs d’assister à des sessions de formation ou de demander de la documentation – et de réserver un peu de temps pour la lire

4.Les mouvements lents seront détectés – Le statut «conduite» s’enclenchera automatiquement à partir de 8 km/h. «Si les DCE sont nouveaux pour vous, il s’agit d’un changement majeur», prévient-elle. 

5.Les chauffeurs contrôlent toute modification – Bien que le statut «conduite» ne puisse pas être modifié en soi, les autres changements effectués dans l’arrière-boutique doivent toujours être approuvés par le chauffeur avant de prendre effet.

6.Statut «en service» après un bref arrêt – Les DCE canadiens devront automatiquement revenir au statut «en service» après un arrêt de cinq minutes.

7.Activer la fonction de déplacement dans la cour – Les chauffeurs circulant ailleurs que sur une voie publique devront activer le statut de déplacement dans la cour, sinon le DCE enregistrera de la conduite. Votre conduite de cour sera automatiquement désactivée si vous atteignez 32 kilomètres/heure.

8.Surveillez les segments de conduite non assignée – Chaque segment de conduite devra être enregistré, et ce, même si quelqu’un d’autre déplace un camion. Les chauffeurs seront donc invités à examiner les segments de conduite non assignée lorsqu’ils se connectent, et à rejeter ceux qui ne leurs appartiennent pas. Avec un DCE canadien, si vous acceptez un segment par erreur, vous pourrez le rejeter et le réassigner au bon chauffeur.

9.Les DCE détecteront et signaleront automatiquement les diagnostics et défaillances – Cela vise à identifier les problèmes tels qu’une défectuosité lors de la synchronisation avec un moteur, ou un dispositif déconnecté. «La règle canadienne offre un peu plus de souplesse en cas de dysfonctionnement. Contrairement aux États-Unis, où elle n’autorise l’utilisation de fiches journalières papier que pendant huit jours, vous disposerez au Canada d’un maximum de 14 jours, ou jusqu’à votre retour au terminal pour faire réparer le dispositif.»

10.Le compte à rebours commence, et les chauffeurs le verront en action – Contrairement à la réglementation américaine, la règle canadienne exige que les DCE indiquent le nombre d’heures et de minutes de conduite restantes avant la prochaine période de repos obligatoire.

11.Les dispositifs canadiens doivent prendre en charge les cas spéciaux – Les DCE canadiens doivent prendre en charge le récapitulatif des heures de conduite ainsi que les cas spéciaux, comme le report des heures de repos, les zones d’exploitation, la gestion des cycles, la conduite à des fins personnelles et l’enregistrement d’heures supplémentaires.

12. La conduite personnelle sera autorisée… jusqu’à un certain point – La réglementation canadienne limite les chauffeurs à 75 kilomètres de conduite personnelle par jour, mais il faut que le véhicule soit déchargé et que les remorques soient dételées. Une fois qu’ils auront atteint 75 kilomètres dans une journée, leur tablette reviendra automatiquement en mode «conduite». 

13. Les 14 derniers jours peuvent être entrés – Les chauffeurs qui sont dispensés d’enregistrer leurs heures, comme ceux qui circulent dans un rayon de 160 km d’une gare d’attache, pourront entrer les données des 14 jours précédents s’ils se trouvent dans une situation qui nécessite les enregistrements électroniques.

Steve Bouchard

Steve Bouchard écrit sur le camionnage depuis plus de 20 ans, ce qui en fait de loin le journaliste le plus expérimenté dans le domaine au Québec. Steve est le rédacteur en chef de l’influent magazine Transport Routier, publié par Newcom Média Québec, depuis sa création en 2000. Il est aussi le rédacteur en chef du site web transportroutier.ca, il agit comme rédacteur conseil du magazine L’automobile et il contribue aux magazines Today’s Trucking et Truck News.

Steve rédige aussi le bulletin électronique de Transport Routier, Les nouveautés du routier, et il participe à l’élaboration des stratégies de communication pour le salon ExpoCam de Montréal, propriété de Newcom.

Steve est détenteur d’un permis de conduire de classe 1 depuis 2004 et il est le seul journaliste de camionnage au Québec à avoir gagné des prix Kenneth R. Wilson de la Presse spécialisée du Canada, l’or et l’argent deux fois chacun.

Steve a occupé la présidence et la présidence du Conseil du Club des professionnels du transport du Québec et il représente les médias au comité des fournisseurs de l’Association du camionnage du Québec. En 2011, il a reçu le prestigieux prix «Amélioration de l’image de l’industrie» remis par l’Association du camionnage du Québec.

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