Édition 2011 des Indicateurs FCCQ

Pour la cinquième année consécutive, la Fédération des chambres de commerce du Québec (FCCQ) publie son indicateur annuel. Il en ressort que le Québec sur le plan de la productivité connaît une croissance, mais pas au même rythme que le reste du Canada. Il faudra relever de nombreux défis au cours des prochaines années pour être en mesure de connaître une longue période de croissance économique.

« Cette année, nous constatons que certaines régions s’en tirent beaucoup mieux que d’autres, a déclaré Françoise Bertrand, présidente-directrice générale de la FCCQ. L’accès au capital de risque et le nombre d’entrepreneurs font partie des indicateurs que nous devrons surveiller au cours des prochaines années. »
À la suite de la crise financière de 2008, l’accessibilité au capital de risque fut réduite de façon substantielle. Si la situation s’est légèrement améliorée en 2009, les signaux pour 2010 sont très inquiétants. Nous sommes loin du niveau de 2005 et beaucoup d’entreprises n’ont plus accès à du capital pour amorcer leur croissance. En 2005, 297 entreprises avaient accès à des capitaux et l’an passé, seulement 174.
Après avoir augmenté au cours des dernières années, le nombre d’entrepreneurs a diminué au Québec en 2010. Encore une fois, il faut y voir un signe inquiétant dans un contexte où le Québec a un grand problème de relève entrepreneuriale.
Pour la première fois, l’industrie manufacturière est passée sous la barre des 15 % du PIB. Cette réduction d’un secteur économique essentiel à la création d’emplois et de valeurs risque à moyen terme de plomber la croissance économique du Québec. Fait à noter, aucun autre secteur ne semble avoir le potentiel de remplacer les pertes observées dans le secteur manufacturier.
En 2009 au Québec, moins d’heures ont été travaillées qu’au cours des années précédentes ce qui est probablement lié aux pertes d’emplois et aux départs à la retraite. Cependant, la productivité par heure travaillée au Québec a augmenté. L’écart avec le reste du Canada demeure cependant très grand. Bien que celui-ci ait tendance à rétrécir, la vitesse à laquelle la productivité augmente ne laisse pas envisager que le Québec rattrapera la productivité des provinces voisines à moyen terme.
L’an dernier, l’emploi a crû plus vite au Québec que dans le reste du Canada. Depuis quelques années, l’écart avec le taux d’emploi du reste du Canada diminue de façon substantielle. Il faut y voir un signe positif de notre économie qui démontre un dynamisme au niveau de l’emploi supérieur à ses voisins. Les gens travaillent plus longtemps et le taux d’emploi chez les gens en âge de la retraite a plus que doublé en dix ans.
Bien qu’elles demeurent plus élevées que celles des autres pays de l’OCDE, les dépenses en R & D québécoises sont en diminution. Pour la première fois depuis quelques années, les États-Unis ont investi davantage, en pourcentage, en R & D que le Québec. Le nombre d’inventions brevetées par habitant demeure cependant beaucoup plus bas que pour le reste du Canada, les États-Unis et l’ensemble des pays du G8. Il faut y voir un signe inquiétant pour notre capacité d’innovation.
Depuis 2005, la balance internationale commerciale du Québec est en chute libre. Elle s’élevait en 2009 à moins 16 milliards de dollars. Malgré tout, la plupart de nos exportations se dirigent toujours vers les États-Unis, bien que le BRIC ait vu le nombre de nos exportations tripler au cours des cinq dernières années.
Les investissements étrangers en immobilisation au Québec ont considérablement été réduits au cours des deux années mesurées. Dans le contexte où l’accès au capital est nécessaire pour le développement des immobilisations, surtout dans le cadre du Plan Nord, il y a là un travail sérieux à faire.
« La situation décrite aujourd’hui inquiète la FCCQ, a ajouté Mme Bertrand. Plusieurs points positifs sont toutefois soulevés par notre analyse et nous croyons que le Québec aura le moyen de relever les défis qui s’annoncent. »
 
 

Steve Bouchard écrit sur le camionnage depuis plus de 20 ans, ce qui en fait de loin le journaliste le plus expérimenté dans le domaine au Québec. Steve est le rédacteur en chef de l’influent magazine Transport Routier, publié par Newcom Média Québec, depuis sa création en 2000. Il est aussi le rédacteur en chef du site web transportroutier.ca, il agit comme rédacteur conseil du magazine L’automobile et il contribue aux magazines Today’s Trucking et Truck News.

Steve rédige aussi le bulletin électronique de Transport Routier, Les nouveautés du routier, et il participe à l’élaboration des stratégies de communication pour le salon ExpoCam de Montréal, propriété de Newcom.

Steve est détenteur d’un permis de conduire de classe 1 depuis 2004 et il est le seul journaliste de camionnage au Québec à avoir gagné des prix Kenneth R. Wilson de la Presse spécialisée du Canada, l’or et l’argent deux fois chacun.

Steve a occupé la présidence et la présidence du Conseil du Club des professionnels du transport du Québec et il représente les médias au comité des fournisseurs de l’Association du camionnage du Québec. En 2011, il a reçu le prestigieux prix «Amélioration de l’image de l’industrie» remis par l’Association du camionnage du Québec.

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