L’Ontario harmonise sa réglementation sur l’empattement avec le reste du pays

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TORONTO — À compter du 1er juillet, l’Ontario autorisera des empattements plus longs sur les ensembles de véhicules avec semi-remorque simple, tandem et tridem.

L’Association du camionnage de l’Ontario (OTA) applaudit cette modification. «Les configurations adoptées par le ministère des Transports de l’Ontario (MTO) touchent quelque 85 pour cent du parc de remorques en utilisation en Ontario», indique David Bradley, président de l’OTA.

Ces changements réglementaires visent à accommoder les appareils et technologies environnementales qui sont essentielles dans la réduction des émissions de gaz à effet de serre, ajoute l’OTA. La modification permet aussi de répondre à d’autres critères du MTO, notamment en matière de virages.

Avec la nouvelle réglementation, l’empattement maximum permis sur les tracteurs passe de 6,2 mètres (244 pouces) à 7,2 mètres (282 pouces) pour les véhicules classés «sûrs, productifs et n’endommageant pas l’infrastructure» (SPNPI1), mieux connus sous l’acronyme anglais SPIF. Les combinaisons touchées sont les ensembles tracteur-remorque simple, tandem et tridem/semi-remorque à essieu fixe, explique l’OTA dans un communiqué de presse.

Pour les tracteurs plus longs, le ministère des Transports de l’Ontario fait appel à une formule existante qui réduit l’empattement de la remorque à mesure que l’empattement du tracteur augmente, ce qui permet à la configuration de négocier les virages de la même manière que tout autre véhicule. Toutes les autres provinces canadiennes autorisent depuis longtemps les empattements de tracteur plus longs, sauf la Nouvelle-Écosse qui exige un permis spécial.

L’OTA dit avoir commencé à travailler avec le MTO afin de déterminer s’il est possible d’autoriser les empattements plus longs sur les autres catégories de tracteurs classés SPNPI, y compris les configurations trois, quatre, cinq essieux ainsi que les trains de type B.  

«Ensemble, ces composantes (environnementales) peuvent occuper jusqu’à trois mètres (80 pouces) de l’espace du cadre de châssis, ou la moitié de l’espace entre les essieux directeur et moteur présentement offert aux transporteurs sur un tracteur possédant un empattement de 6,2 mètres», d’expliquer l’OTA par communiqué. «Cela empiète sur l’espace normalement réservé aux réservoirs à carburant et pneumatiques, aux batteries et autre équipement et complique la spécification des camions. La spécification des groupes auxiliaires de bord sur les tracteurs munis d’un compartiment-couchette (essentiel pour éviter la fatigue des camionneurs sur longues distances) pose également un défi important. Des technologies émergentes, comme les systèmes hybrides et les véhicules au gaz naturel liquéfié, peuvent aussi enlever de l’espace de cadre de châssis disponible.»

Les changements ici (en anglais).

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