Trois transporteurs américains poursuivent Navistar et ses moteurs MaxxForce

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Les transporteurs souhaitent «récupérer les profits perdus en raison de temps d’immobilisation déraisonnables, les dépenses supplémentaires liées aux pannes ainsi que la valeur de revente ou d’échange diminuée par un historique de réparations excessif et par l’incapacité de répondre aux normes 2010 de l’EPA en matière d’émissions», peut-on lire dans un communiqué de presse.

Le cabinet d’avocats Miller Weisbrod prétend que Navistar a trompé sa clientèle en ce qui a trait à la technologie de recirculation des gaz d’échappement sur les moteurs, notamment en affirmant qu’ils répondaient aux normes 2010 de l’EPA sur les émissions polluantes.

Le cabinet représente Americorp Xpress Carriers (Texas), First Express (Tennessee) et Floyd Blinsky Trucking (Washington) dans les poursuites.  

Les transporteurs affirment avoir eu des pannes excessives et répétées avec leurs camions équipés du moteur MaxxForce, y compris des composantes telles que le refroidisseur EGR, la valve EGR, les turbocompresseurs et des injecteurs de carburant bouchés.

Les poursuites concernent des tracteurs International des années modèles 2011 et 2012 équipés du moteur MaxxForce. Elles mentionnent également les concessionnaires respectifs de chaque client, qui ont vendu et/ou réparé leurs camions-remorques. Les plaintes ont été déposées devant les tribunaux de l’État à Dallas, Nashville et Tacoma.

«Notre enquête a révélé que les problèmes liés au moteur MaxxForce sont omniprésents dans l’industrie du camionnage. Notre cabinet représente de nombreuses autres compagnies et s’attend à ce que des dizaines de cas supplémentaires soient déposés dans plusieurs États à travers le pays», a déclaré Clay Miller, partenaire chez Miller Weisbrod.

Navistar a cessé de produire le moteur MaxxForce diesel de 15 litres pour camions poids lords de classe 8 en juillet 2012, et a abandonné l’utilisation de sa technologie basée uniquement sur l’EGR pour tous ses moteurs de classe 8.

Lorsque contactée à propos des poursuites, Elissa Maurer, porte-parole de Navistar, a déclaré : «Selon la politique de l’entreprise, nous ne commentons pas les litiges cours».   

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