S’adapter à l’arrivée des véhicules automatisés

Des véhicules autoconduits sur les routes d’ici 2020 à 2025

Bouclez vos ceintures et préparez-vous à la prochaine grande nouveauté. Les véhicules automatisés, déjà sur les routes dans une certaine mesure, seront de plus en plus nombreux sur les bretelles d’accès, les autoroutes et les chaussées canadiennes, faisant gagner du temps et réduisant le nombre de collisions routières.

Selon une nouvelle étude du Conference Board du Canada, menée en collaboration avec l’Institut Van Horne et le Canadian Automated Vehicles Centre of Excellence (CAVCOE), intitulée Les véhicules automatisés : l’avènement de la prochaine technologie perturbatrice, des véhicules autoconduits pourraient être en circulation d’ici 2020 à 2025 et les retombées économiques pour le Canada pour se chiffrer à plus de 65 G$ par an.

«Les répercussions de l’arrivée de véhicules automatisés au Canada pourraient être immenses», déclare Vijay Gill, directeur, recherche sur les politiques au Conference Board du Canada. «Ces véhicules libèrent du temps autrement passé au volant, font sensiblement baisser le nombre d’accidents, réduisent au minimum les embouteillages et nous font consommer moins de carburant. Ils poseront cependant quelques problèmes économiques et sociaux. Ils risquent même d’entraîner des suppressions d’emplois et d’obliger à des réinsertions professionnelles.»

Les véhicules automatisés pourraient contribuer à réduire considérablement le nombre annuel de morts sur la route, qui passerait de 2 000 actuellement à 400, et les retombées économiques de ces véhicules peuvent se chiffrer à plus de 65 G$ par an, y compris en collisions évitées, en économies de carburant et en réduction des embouteillages.

Il y aura également des effets économiques et technologiques, y compris des changements substantiels dans la valeur des terres, car les véhicules automatisés feront augmenter l’étalement urbain et l’intensification urbaine. Il est fort probable que les gens seront prêts à accepter des trajets plus longs s’ils peuvent être productifs dans le véhicule, en particulier si en échange d’un trajet plus long, ils se logent à moindre coût.

«Il faut tenir soigneusement compte de l’impact futur de cette technologie sur les infrastructures de transport canadiennes», explique Peter Wallis, président et chef de la direction de l’Institut Van Horne. «Les transports sont un des rouages de l’économie canadienne, et les futurs changements stratégiques et législatifs devraient encourager à déployer cette technologie.»

Les emplois et les métiers évolueront à mesure que se produiront des suppressions d’emplois directs et indirects dans les transports, le camionnage et les services de messagerie, chez les chauffeurs de taxi et d’autobus, dans l’assurance automobile, chez les moniteurs d’auto-école et parmi les gardiens de stationnement.

En revanche, de nouveaux débouchés s’ouvriront pour les industries automobiles et technologiques dans la conception et la fabrication de capteurs, de logiciels, etc. pour les véhicules automatisés.

Les industries du transport et des transports urbains seront directement touchées. Les véhicules automatisés auront également des conséquences pour toute entreprise intervenant dans le transport de marchandises ou de passagers : covoiturage, sociétés de location de voitures, sociétés d’assurances, commerce de détail et gestion de bâtiments commerciaux (qui fournissent de grands terrains de stationnement).

Les véhicules automatisés nécessiteront une planification active de la part de tous les ordres de gouvernement et des entreprises. Les dirigeants municipaux, provinciaux et fédéraux doivent tenir compte de l’effet des véhicules automatisés sur l’urbanisme, les transports urbains et la conception des projets d’infrastructure et encourager l’harmonisation plutôt que la fragmentation de cette immense entreprise.

Steve Bouchard écrit sur le camionnage depuis plus de 25 ans, ce qui en fait de loin le journaliste le plus expérimenté dans le domaine au Québec. Steve est le rédacteur en chef de l’influent magazine Transport Routier, publié par Newcom Média Québec, depuis sa création en 2000. Il est aussi le rédacteur en chef du site web transportroutier.ca, il agit comme rédacteur conseil du magazine L’automobile et il contribue aux magazines Today’s Trucking et Truck News.

Steve rédige aussi le bulletin électronique de Transport Routier, Les nouveautés du routier, et il participe à l’élaboration des stratégies de communication pour le salon ExpoCam de Montréal, propriété de Newcom.

Steve est détenteur d’un permis de conduire de classe 1 depuis 2004 et il est le seul journaliste de camionnage au Québec à avoir gagné des prix Kenneth R. Wilson de la Presse spécialisée du Canada, l’or et l’argent deux fois chacun.

Steve a occupé la présidence et la présidence du Conseil du Club des professionnels du transport du Québec et il représente les médias au comité des fournisseurs de l’Association du camionnage du Québec. En 2011, il a reçu le prestigieux prix «Amélioration de l’image de l’industrie» remis par l’Association du camionnage du Québec.

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