Règlement sur les normes de sécurité des véhicules : La CAQ demande un sursis de trois à six mois pour les camionneurs

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Afin de répondre aux inquiétudes légitimes des camionneurs, la Coalition Avenir Québec (CAQ) demande au gouvernement Couillard de reporter de trois à six mois l’entrée en vigueur de son Règlement sur les normes de sécurité des véhicules routiers pour donner à l’industrie du camionnage une chance de s’adapter aux futures restrictions.

À partir du 20 novembre, le nouveau règlement imposera aux camionneurs des ajustements de taille, notamment en ce qui concerne la vérification, l’entretien et l’aspect physique des véhicules. Même s’il convient qu’il ne faut faire aucune concession sur la sécurité des automobilistes, Claude Surprenant, critique de la CAQ en matière de transports, estime que le gouvernement libéral appuie trop vite sur l’accélérateur. «Un report de trois à six mois permettra à toute l’industrie de s’ajuster à temps et de collaborer de façon proactive avec la Société de l’assurance automobile du Québec», estime-t-il.

«La CAQ a entendu les préoccupations des camionneurs. Oui, la sécurité routière doit être la priorité numéro 1 de tous, mais il faut comprendre que pour ces gens-là, leur camion est leur principal outil de travail. C’est leur gagne-pain. Au cours des dernières semaines, nous avons été sensibles aux milliers de messages et aux vidéos partagés sur les réseaux sociaux. La volonté de l’industrie est claire : elle veut prendre le temps de mettre en place les nouvelles rondes de sécurité imposées. Il faut que tous les acteurs du dossier – camionneurs, ministères et organismes – s’harmonisent ensemble pour offrir la formation nécessaire. Le gouvernement ne peut faire la sourde oreille», a déclaré M. Surprenant.

Le porte-parole de la CAQ en matière de transports rappelle que la mise à jour complète des documents visant à aider les camionneurs à se conformer au règlement n’a été publiée que le 1er août dernier, ce qui n’a pas donné beaucoup de temps aux gens pour apporter les nombreux changements imposés. «Oui, c’est une question de sécurité et personne ne remet cela en doute. Mais il faut savoir faire preuve de respect pour les camionneurs, dont l’industrie est essentielle elle aussi pour la relance de l’économie du Québec», de conclure M. Surprenant, invitant le ministre Laurent Lessard à faire son bout de chemin.

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