4 façons de contrôler le budget d’entretien de votre flotte

La budgétisation des activités d’entretien d’une flotte n’a jamais été aussi difficile, car les pénuries d’approvisionnement et de main-d’œuvre se combinent à l’inflation pour faire grimper le prix des composants et des services.

S’il n’y a pas grand-chose à faire pour lutter contre les prix élevés, il existe des moyens pour un gestionnaire de flotte de contrôler d’autres coûts.

Nous avons discuté avec Lloyd De Merchant, directeur de l’entretien de la flotte chez Keltic Transportation, à Moncton, et ancien Directeur de flotte de l’année au Canada, pour savoir comment il contrôle les coûts.

Lloyd De Merchant (photo : courtoisie)

La spécification n’a jamais été aussi importante

«La bonne spécification du matériel est aujourd’hui plus importante que jamais», explique M. De Merchant. Il a fait l’essai d’un éventail de groupes auxiliaires de puissance (GAP) électriques pour réduire les coûts associés à la marche au ralenti. Ceux-ci ont permis de faire passer le temps de marche au ralenti d’environ 17,5 % à 13 %, et son objectif est de l’abaisser à 10 %.

En ce qui concerne les freins, M. De Merchant est revenu aux tambours après avois essayé les freins à disque. Il a constaté qu’ils offraient le meilleur coût global d’exploitation, en particulier sur les remorques fourgons, qui peuvent rester dans la cour des clients pendant des semaines ou même des mois et dont les roues peuvent se gripper.

«Dix mille dollars me permettent de faire quatre ou cinq réparations de frein sur une remorque entièrement équipée de freins à tambour», ajoute M. De Merchant. Et la chaleur que les freins à disque génèrent est dirigée vers la roue dentée et le capteur ABS, ce qui entraîne des défaillances. «Sur les freins à tambour, la chaleur est attirée vers la partie extérieure de la roue, loin du capteur ABS.»

Toujours à propos des freins, il affirme que de nombreuses flottes ont abandonné les couvercles anti-poussière car ils peuvent retenir des débris, ce qui entraîne des défaillances coûteuses.

Réduire les appels de service sur la route

Rien n’est plus dommageable pour un budget d’entretien que les appels de service sur la route. Pour éviter que cela ne se produise, M. De Merchant maintient ses programmes d’entretien préventif, même s’il a l’impression que de nombreuses flottes prolongent leurs programmes pour s’adapter aux intervalles de vidange d’huile plus longs des fabricants.

«Freightliner recommande des intervalles de vidange d’huile de 80 000 km, ce qui est fantastique. Vous économisez sur l’huile. Mais les gens pensent que si l’huile est bonne, le camion doit l’être aussi», a-t-il dit. «Vous devez quand même vous attarder au camion.»

M. De Merchant suit également les défaillances de pièces telles que les coussins pneumatiques de suspension et les systèmes de gonflage des pneus, et les remplace lors de la maintenance planifiée avant qu’une panne ne se produise sur la route.

Rechapage…

M. De Merchant est un adepte des pneus rechapés et des composants remis à neuf pour respecter son budget.

«Je comprends que vous avez besoin de pneus vierges pour construire une banque de carcasses. Mais il existe des pneus rechapés qui surpassent les pneus vierges et qui coûtent presque deux fois moins cher», a-t-il déclaré.

…Et remanufacturage

Il est également un adepte de pièces remanufacturées qui peuvent être aussi fiables que des produits neufs, à une fraction du coût. M. De Merchant s’est même lancé dans le remanufacturage, en quelque sorte, puisqu’il a commencé à reconditionner des vieilles remorques alors que le coût des unités neuves s’envole.

Au cours des dernies mois, il a pu vendre des remorques en service depuis 11 ans pour 35 000 dollars, soit plus que ce qu’il avait payé à l’origine. Mais le coût d’une nouvelle remorque fourgon a grimpé en flèche pour atteindre environ 70 000 dollars. Pour respecter le budget, M. De Merchant va sabler et repeindre le boggie et tout ce qui est corrodé sous la barre de guidage d’une remorque plateau. Même les panneaux d’une remorque fourgon peuvent être remplacés et, en général, il peut tirer huit années supplémentaires d’une remorque vieille de dix ans remise à neuf.

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