8 avril : Port du masque en continu obligatoire dans tous les milieux de travail

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C’est à compter du 8 avril que le port du masque médical en continu devient obligatoire pour tous les milieux de travail au Québec, et ça inclut les entreprises de transport par camion.

Les camionneurs qui sont seuls dans la cabine de leur poids lourd pendant qu’ils conduisent sont cependant exemptés de cette mesure, indique Nicolas Bégin, porte-parole de la Commission des normes, de l’équité, de la santé et de la sécurité du travail (CNESST) à l’occasion d’un entretien avec Transport Routier.

Lorsqu’il quitte son camion et qu’il y a une possible interaction avec un collègue à moins de deux mètres, le chauffeur doit cependant aussitôt enfiler son masque.

(Photo : iStock)

Dans l’éventualité où deux chauffeurs travaillent en équipe dans le même camion et qu’ils ne sont pas de la même bulle familiale, le port du masque en continu s’applique aussi aux camionneurs en déplacement, précise M. Bégin.

Si la personne au volant porte des lunettes et que la présence du masque cause de la buée, nuisant à la visibilité et à la sécurité de la conduite, le masque peut cependant être retiré.

Dans les bureaux, les ateliers de mécanique, entrepôts et autre installations d’une entreprise de camionnage, le port masque en continu s’applique à tous, ajoute le porte-parole de la CNESST.

Toutefois, une fiche d’information disponible en cliquant ici précise quelques exceptions. L’une d’elle est que les employés peuvent retirer leur masque lorsqu’ils boivent et mangent, comme lors d’une pause, dans la mesure où la distance de 2 mètres demeure respectée.

Une personne qui travaille seule dans un bureau fermé par une porte est aussi exemptée du port du masque, mais seulement lorsqu’elle se trouve dans cet espace clos.

Pour les répartiteurs et autres employés qui utilisent fréquemment le téléphone, la situation demeure floue. La documentation de la CNESST indique que le masque peut être retiré en milieu de travail « s’il nuit à la communication » mais les exemples donnés sont ceux de musiciens ou d’animateurs de radio. Nous sommes en attente de clarifications à cet égard.

Des visites de vérification en entreprise peuvent être menées par la CNESST et, si une infraction est constatée, un avis sera remis. Si la situation n’est pas corrigée lors de la visite de suivi, l’employeur s’expose à une amende pouvant aller jusqu’à 3 502 $ pour une première offense et 14 006 $ en cas de récidive.

L’agence gouvernementale dit imposer cette exigence supplémentaire en raison de la menace que représentent les variants de la COVID-19, particulièrement virulents dans les milieux de travail comme le montrent les statistiques.

«Le port du masque médical en continu, ou d’un masque attesté par le Bureau de normalisation du Québec (BNQ), devient une mesure additionnelle à respecter à l’intérieur pour limiter la propagation du virus et de ses variants, en plus de la distanciation physique et de la présence de barrières physiques», déclare la CNESST par voie de communiqué.

Pour le travail à l’extérieur, le port d’un masque médical ou d’un masque attesté par le BNQ est exigé si des interactions à moins de deux mètres avec des collègues de travail peuvent se produire.

Cette nouvelle mesure s’inscrit dans un principe de précaution et dans la foulée des initiatives entreprises par la CNESST depuis le début de la pandémie.

Ce texte a été mis à jour après avoir obtenu quelques précisions de la part de la CNESST.

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