À Drummondville, Groupe TYT a créé un potager communautaire qui rassemble les employés (vidéo)
Groupe TYT, à Drummondville, a probablement la cour arrière la plus étonnante de toute l’industrie du camionnage. Derrière les camions et les remorques stationnés, caché derrière un boisé, se trouve le potager TYT. Une initiative originale qui ajoute un aspect bucolique et s’inscrit comme un outil de rétention additionnel pour l’entreprise.
L’idée, qui a commencé petite, occupe de plus en plus de terrain et se diversifie d’année en année. Patrick Turcotte, président de TYT, explique comment elle a germé…
«Mon frère Mickael (vice-président au développement des affaires) et moi, on a l’habitude de faire le tour de la cour le matin, question de nous assurer que tout est en ordre. À Drummondville, nous avons 30 hectares de terres. Durant la pandémie, vers avril 2020, en voyant la parcelle de terrain que prêtons à l’agriculteur à côté qui fait de la grande culture de maïs, je me suis dit qu’on devrait transformer ça en potager pour les employés. Dix jours plus tard, nous avions un maraîcher et le projet était parti.»
Le projet a pris de l’ampleur en peu de temps. Le potager est vaste et on y fait pousser une grande variété de légumes: carottes, tomates, poireaux, concombres, courgettes, choux, ail, patates, chou-fleur… la liste est trop longue pour tout énumérer.
Chaque semaine, les légumes sont ramassés et mis dans un frigo commercial en attendant que les paniers soient assemblés. La première année, c’est une remorque frigorifique prêtée par J.E. Fortin qui faisait office de frigo.
«Nous faisons des paniers de légumes pour nos employés et pour une entreprise de Drummondville à laquelle nous nous sommes associés. Nous faisons aussi des sacs pour certains clients», explique Patrick Turcotte, visiblement emballé par l’aventure.
Les paniers sont assemblés les mercredis et distribués dans l’ensemble des terminaux de Groupe TYT. «Il y a une logistique là-dedans», remarque Patrick Turcotte.

des membres de sa brigade potager. (Photo: Steve Bouchard)
«Il faut acheter les semences à l’automne, déterminer quand on les plante, partir les semis, s’organiser pour que tout soit prêt selon les calendriers de croissance. Et la logistique, on s‘y connait quand même!», sourit Patrick.
«Nous faisons environ 125 paniers par semaine, et nous croyons que le potager est un outil de rétention vraiment incroyable. Ce n’est pas le seul outil de rétention que nous avons dans l’entreprise, mais c’est un bon outil, c’est clair», constate le président de TYT.
Rachel Guillemette est la cheffe d’orchestre du potager et de ce qui l’entoure. Elle veille à tout, des semis jusqu’à la récolte. «Nos pratiques sont bios», indique-t-elle. «On essaie de faire une agriculture circulaire dans laquelle il n’y a pas de pertes et on réutilise nos déchets. On minimise notre empreinte environnementale et on permet aux gens de manger local aussi.»

dans les pondoirs. (Photo: Steve Bouchard)
Cela va jusqu’à utiliser le papier de TYT dans le poulailler, parce que oui, le potager a aussi des poules dont les œufs sont distribués aux employés. «Au lieu de payer pour disposer du papier, on le déchiquète et on l’utilise comme paillis dans le fond des pondoirs», explique Patrick Turcotte, pas peu fier.
Aussi, des pièces métalliques et des morceaux de bois qui servaient dans des conteneurs ont été récupérés pour faire des supports pour les tomates.
Plus récemment, des porcelets se sont ajoutés. «Rachel est toujours pleine de projets et nous sommes rendus avec 10 porcelets», annonce Patrick. Lors de la préparation des paniers, tous les résidus servent de nourriture pour les cochons. Le fumier des animaux est mis dans le compost qui engraisse le potager. Même les doryphores (les bibittes à patates) sont mis à contribution : ils sont récupérés et transformés en répulsif naturel contre les… doryphores!
Un sentier a été aménagé où les employés qui le souhaitent peuvent aller courir ou marcher. «Nous avons manqué de temps, mais nous voulons aménager des espaces pour que les gens puissent travailler à l’extérieur. Éventuellement, les
employés vont pouvoir faire des rencontres Teams ici, à l’ombre, dehors, au vent», s’imagine déjà Patrick Turcotte
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