Après le rapport de la vérificatrice générale, l’OTA veut renforcer les inspections des transporteurs

L’Ontario Trucking Association (OTA) demande au gouvernement provincial d’élargir les efforts d’application au-delà des écoles de formation des conducteurs et d’instaurer des inspections de sécurité obligatoires pour les entreprises de camionnage.

Cette demande survient quelques jours après que la vérificatrice générale de l’Ontario a publié un rapport révélant d’importantes lacunes dans la formation des camionneurs, notamment le fait que 25% des 216 écoles de formation de conducteurs de camions de l’Ontario n’avaient jamais été inspectées par la province. Depuis, le gouvernement de l’Ontario a promis de renforcer la surveillance des 54 écoles de formation de conducteurs de camions qui n’avaient pas été inspectées.

L’OTA a salué cet engagement, mais son président, Stephen Laskowski, a ajouté que la province devait également s’attaquer aux transporteurs qui emploient déjà des conducteurs mal formés. L’OTA a indiqué dans un communiqué qu’environ 80% des entreprises de camionnage en Ontario n’ont jamais fait l’objet d’une inspection de sécurité du ministère des Transports (MTO).

(Photo : iStock)

«La décision du gouvernement de l’Ontario de lancer des inspections dans toutes les écoles de conduite commerciale représente une victoire historique pour la sécurité routière… Toutefois, alors que nous travaillons à bloquer l’arrivée sur le marché du travail de conducteurs non qualifiés, nous devons également collaborer à une solution pour les milliers de conducteurs ayant reçu une formation inadéquate et qui circulent déjà sur nos routes», a déclaré Stephen Laskowski.

Il a également soutenu que le manque de surveillance permet à des transporteurs non conformes opérant sous le modèle Chauffeur Inc. d’éviter les taxes, les normes du travail et les exigences de sécurité, tout en employant des conducteurs insuffisamment formés. «Pour assurer pleinement la sécurité de nos routes, nous devons nous attaquer à la source du problème, soit ceux qui embauchent ces conducteurs. Cette situation est étroitement liée au modèle d’affaires clandestin et illégal Chauffeur Inc. Ce sont aussi ces mauvais acteurs qui menacent de pousser à la faillite les flottes de camionnage ontariennes responsables et professionnelles.»

L’OTA exhorte la province à déployer des postes de pesée et d’inspection des camions ouverts 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7 le long des principaux corridors de transport de marchandises, comme les autoroutes 11 et 17, ainsi qu’à éliminer la désignation de transporteur «Satisfactory Unaudited» et à instaurer des audits proactifs de sécurité des transporteurs.

L’association plaide également pour une transition du cadre standard de permis et de formation commerciale afin d’exiger que les conducteurs soient accrédités en fonction du type précis d’équipement qu’ils exploitent, comme les citernes, les fardiers ou les trains routiers à doubles remorques.

«C’est la seule façon d’élever les normes de sécurité publique, d’intercepter les conducteurs mal formés déjà intégrés au système et de protéger toutes les familles qui circulent aujourd’hui sur les routes de l’Ontario avant que d’autres dommages ne soient causés», a déclaré Stephen Laskowski.


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