Budget fédéral 2026 : les entreprises réclament des mesures pour renforcer leur compétitivité
Selon un nouveau sondage de KPMG Canada, les dirigeants d’entreprise souhaitent que le budget fédéral 2026 propose des mesures concrètes pour renforcer la compétitivité du pays, stimuler les investissements et soutenir la croissance dans un contexte d’incertitude économique et commerciale.
Confrontés aux tensions commerciales avec les États-Unis, 87% des dirigeants appuient les efforts visant à rendre le Canada plus autonome et à diversifier son économie. De plus, 73% estiment que les réformes destinées à améliorer la compétitivité canadienne sont actuellement plus importantes que la conclusion d’un accord commercial avec les États-Unis.
«Nous observons une intensification du dialogue entre le gouvernement et le milieu des affaires, un recours accru aux mesures fiscales pour encourager l’investissement, une volonté d’accélérer la réalisation de projets ainsi qu’un repositionnement du Canada sur la scène mondiale», a déclaré Lucy Iacovelli, associée directrice canadienne, Fiscalité et KPMG cabinet juridique.
Le sondage révèle que 71% des dirigeants croient que le prochain budget sera favorable aux entreprises et améliorera leurs perspectives de croissance.

Les tarifs douaniers et la hausse des coûts parmi les priorités
Les répercussions du conflit commercial Canada–États-Unis et des droits de douane constituent la principale préoccupation des répondants (62%). Suivent l’attraction des investissements étrangers et le maintien des capitaux au Canada (44%), l’accélération des grands projets énergétiques et d’infrastructures (34%), la hausse des coûts pour les entreprises et les ménages (34%) ainsi que la modernisation du régime fiscal et la réduction des obstacles réglementaires (26%).
Toutefois, les petites entreprises se montrent moins confiantes. Seulement 54% de celles dont les revenus se situent entre 10 millions et moins de 100 millions de dollars croient que le budget favorisera leur croissance, contre 82% des entreprises générant au moins un milliard de dollars.
Cette différence se reflète également dans leur capacité d’adaptation aux tensions commerciales. Si 66% des dirigeants estiment que leur organisation s’adapte bien aux nouveaux obstacles commerciaux, cette proportion atteint seulement 51% parmi les entreprises réalisant moins de 100 millions de dollars de revenus, contre 77% chez les plus grandes.
Malgré ces difficultés, 59% des répondants demeurent optimistes quant à l’économie canadienne au cours des 12 prochains mois, tandis que 67% ont confiance dans ses perspectives de croissance sur trois ans.
Une réforme fiscale et une diversification commerciale réclamées
La fiscalité constitue également une priorité. 87% des dirigeants souhaitent une révision complète du régime fiscal canadien, tandis que 85% réclament sa simplification et 82% une fiscalité plus concurrentielle.
«Bien que les incitatifs fiscaux puissent aider à obtenir des résultats précis, ils ne remplacent pas une réforme fiscale globale qui améliore la compétitivité et redynamise l’économie», a souligné Lachlan Wolfers, leader national, KPMG cabinet juridique.
Enfin, 76% des dirigeants jugent la diversification des marchés au-delà des États-Unis plus importante qu’il y a six mois. Par ailleurs, 84% appuient le renforcement des partenariats commerciaux avec l’Union européenne et d’autres partenaires économiques stables.
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