Colabor en difficultés financières : des dizaines d’emplois de camionneurs sont en jeu
Colabor, entreprise de distribution alimentaire dont le siège social se trouve à Saint-Bruno-de-Montarville sur la Rive-Sud de Montréal, pourrait se placer sous la protection de ses créanciers après avoir échoué au refinancement de ses facilités de crédit.
Si la débâcle devait tourner à la faillite, ce sont des dizaines d’emplois de chauffeurs de camions et d’aides-livreurs qui pourraient disparaître, en plus d’autres postes liés à ses opérations de transport tels que les responsables de l’entretien et de la conformité.

L’entreprise livre des denrées alimentaires dans des restaurants et des hôtels, mais également dans des établissements gouvernementaux comme des hôpitaux et des centres de détention, au Québec et dans les provinces de l’Atlantique.
Le nombre exact de camionneurs qui pourraient être touchés demeure nébuleux puisque l’entreprise préfère ne pas divulguer cette information, indiquant seulement qu’un total de 730 personnes sont présentement à son emploi.
Au moins 66 personnes
À la CSN, le président de la Fédération du Commerce, Serge Monette, nous indique que sa centrale syndicale représente une soixantaine de chauffeurs de camions de Colabor et six aides-chauffeurs. Le nombre total de camionneurs dont l’emploi est en jeu est néanmoins plus élevé, puisque d’autres sont représentés par des syndicats différents.
« Pour l’instant, la direction ne nous a pas sollicités concernant d’éventuelles pertes d’emploi. Advenant cette possibilité, il va de soi que nous leur parlerons afin de protéger nos membres », écrit le porte-parole de la CSN dans un échange de courriels avec Transport Routier.
Besoin de liquidités à court terme
Dans sa plus récente mise au point sur sa situation financière, Colabor dit poursuivre ses négociations avec ses principaux prêteurs de premier rang et Investissement Québec.
Colabor tente en parallèle d’obtenir des liquidités supplémentaires « pour répondre aux besoins de trésorerie à court terme nécessaires à la poursuite de ses activités et de l’examen d’alternatives stratégiques », ajoutant du même souffle que rien ne garantit le succès de ces initiatives.
« En l’absence d’alternative stratégique, les activités de Colabor pourraient être sérieusement affectées », prévient l’entreprise.
Donnez votre avis
Vos données ne seront ni publiées, ni partagées.