Comment les RH doivent aborder la COVID-19

Nicolas Trépanier

Lors d’une session riche en informations destinée aux professionnels des RH, Katharine Weber, directrice du cabinet d’avocats Jackson Lewis, a expliqué comment planifier et se préparer aux répercussions continues de la COVID-19 sur les services des ressources humaines dans l’industrie du camionnage.

«Vous devez entreprendre toutes les démarches nécessaires pour réduire la propagation de COVID dans votre entreprise», a déclaré Mme Weber, mentionnant un certain nombre de lois étatiques et fédérales abordées lors d’une conversation sur le coronavirus tenue dans le cadre de l’événement virtuel 2020 Management Conference & Exhibition de l’American Trucking Associations. «Les infractions en lien avec le salaire et les heures travaillées sont un véritable sujet chaud en ce moment.»

Planifiez votre approche

Avant de vous attaquer au virus lui-même et aux répercussions qu’il pourrait avoir sur votre personnel, vous devez planifier la manière dont vous et votre équipe pouvez réduire l’éventuelle propagation de la maladie. Cela commence par un passage en revue de votre entreprise.

«Y a-t-il des occasions de prendre des mesures pour réduire la propagation de COVID dans chaque département de votre entreprise?», a questionné Mme Weber, qui a ensuite rappelé aux participants que, bien que les directives des Centres pour le contrôle et la prévention des maladies doivent être suivies pour protéger les employés et leurs familles contre l’infection, elles représentent une ligne directrice et non une loi.

Et la planification consiste à revoir continuellement ces directives, lesquelles sont mises à jour au fur et à mesure que la communauté médicale en apprend sur le virus. Auparavant, l’agence définissait le contact direct comme le fait de se trouver à moins d’un mètre d’une personne infectée pendant 15 minutes. Cela a été récemment mis à jour pour : une personne qui se trouvait à moins d’un mètre d’une personne infectée pendant un total cumulé de 15 minutes ou plus sur une période de 24 heures à partir de deux jours avant le début de la maladie (ou, pour les patients asymptomatiques, deux jours avant le prélèvement des échantillons) jusqu’au moment où le patient est placé en isolement.

Cela signifie que les 15 minutes cumulatives pourraient s’échelonner sur deux jours, si quelqu’un est en contact direct avec la personne infectée à la fin d’une journée de travail et, par la suite, au début de la journée suivante.

Gardez vos employés informés

Mme Weber a poursuivi en soulignant la nécessité, pour les représentants des RH, de continuer à recueillir les questionnaires.

«Les employés devraient remplir des questionnaires de santé chaque jour, se familiariser avec la nouvelle définition de contact direct et suivre les trois règles de base des Centres pour le contrôle et la prévention des maladies, c’est-à-dire nettoyez, filtrez et appliquez», de poursuivre Mme Weber, expliquant plus en détail la nécessité de nettoyer tous les environnements de travail, de s’assurer que les masques sont portés et de veiller à ce que tout le monde respecte toutes les directives. «Les masques ne sont plus seulement pour l’Halloween.»

Certaines directives de l’agence, comme le seuil de température d’au moins 100,4 degrés avant de renvoyer un employé chez lui, peuvent être remplacées par des ordonnances de l’État et des autorités locales – certains États ou organismes locaux ont abaissé le seuil à 99,5 degrés. Mais les symptômes actuellement reconnus par l’agence (frissons, fièvre, toux, essoufflement, perte du goût ou de l’odorat, etc.) doivent être utilisés pour déterminer si vous devez vous inquiéter – ou non – pour l’un ou l’autre de vos employés.

Il n’est pas recommandé de se fier à des tests de dépistage rapide, a déclaré Katharine Weber.

«Les tests de dépistage rapide que les gens utilisent ne sont pas terriblement fiables», a-t-elle ajouté. «Un test de COVID n’est pas la même chose qu’un détecteur de métaux. Même si une personne est négative aujourd’hui, elle pourrait être positive demain.»

Protocoles pour les tests positifs

Lorsque vous avez un appel d’un employé vous informant qu’il a reçu un diagnostic positif, réagissez d’abord et avant tout avec sympathie.

«Assurez-vous de leur offrir la bonne dose de soutien et d’empathie», de dire Mme Weber. «Remerciez-les d’avoir pris contact avec vous en temps opportun, ce qui contribuera grandement à déterminer les contacts directs et les risques d’exposition.»

Et lorsqu’il s’agit de retracer les contacts et d’entrer en communication avec les personnes qui ont pu être exposées, veillez à ce que l’identité de l’employé infecté reste confidentielle. De plus, a rappelé Mme Weber, «14 est le chiffre magique», expliquant que les employés qui ont été en contact avec un employé infecté doivent s’isoler pendant 14 jours avant de retourner au travail.

Donnez votre avis

Vos données ne seront ni publiées, ni partagées.

*