Début de la formation au maniement des armes à feu pour les contrôleurs routiers
Une première cohorte de neuf contrôleurs routiers a entamé sa formation au maniement des armes à feu, hier à l’École nationale de police du Québec, à Nicolet.
Rappelons que le Tribunal administratif du travail (TAT) a statué en mars dernier que les agents de Contrôle routier Québec étaient insuffisamment armés pour faire face aux risques encourus lors de l’interception d’un véhicule commercial.

La juge Danielle Tremblay n’avait cependant pas précisé comment remédier à la situation. C’est le gouvernement du Québec qui a finalement opté en octobre dernier pour l’option de fournir des armes de service aux contrôleurs, répondant ainsi à ce que demandait leur syndicat depuis des années.
Au fur et à mesure que les contrôleurs routiers auront complété et réussi leur formation relative à leurs nouvelles armes, ils pourront reprendre leurs patrouilles et les interventions non planifiées sur les routes du Québec, eux qui sont confinés aux postes de pesée depuis la décision du TAT.
Les invités à l’événement d’hier, dont plusieurs dignitaires du gouvernement et de la SAAQ, qui chapeaute Contrôle routier Québec, ont eu l’occasion de visiter le complexe de tir de l’École nationale de police et de voir des agents s’y exercer.

« C’est un moment historique […] on a pris la décision d’armer les contrôleurs routiers pour que ce soit une vraie mesure [de sécurité] », a déclaré Ian Lafrenière, ministre de la Sécurité publique, sur les ondes de la station de radio 98,5.
Il a également déploré les accidents mortels impliquant des véhicules lourds au cours des derniers mois, sans toutefois faire de lien direct de cause à effet entre ces tragédies et l’absence de contrôleurs routiers en patrouille.
« On maintient la pression sur les chauffeurs de véhicules lourds », a ajouté le ministre Lafrenière aux animateurs Luc Ferrandez et Nathalie Normandeau, en référence aux opérations de contrôle conjointes auxquelles participent différents corps de police, dont la Sûreté du Québec.
Il faudra compter environ 18 mois avant que l’ensemble des 315 contrôleurs routiers aient été formés à l’utilisation d’une arme à feu et aient été mis à jour quant aux procédures de port de vestes pare-balles.
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