Grève des camionneurs et manutentionnaires chez Metro : le recours au stratagème Chauffeur inc. est évoqué
Plus d’une cinquantaine de chauffeurs de camions et environ 500 manutentionnaires d’entrepôts de la chaîne de supermarchés Metro ont déclenché une grève ce matin, se disant insatisfaits de l’état des discussions après un blitz de sept journées de négociation.
Les sites touchés sont le centre de distribution Metro Laval – le seul du genre au Québec appartenant à Metro – le siège social ainsi que l’entrepôt Mérite 1, à Rivière-des-Prairies.

Des questions liées à la sous-traitance du transport dans un contexte de « Chauffeurs inc. », à la santé et à la sécurité au travail ainsi qu’à la protection du télétravail pour le personnel du siège social sont notamment en jeu, dit la CSN par voie de communiqué.
Le syndicat dit ouvertement vouloir nuire aux emplettes de Pâques des clients des différentes bannières Metro afin de mettre de la pression sur l’employeur.
« À quelques jours du congé pascal, l’une des périodes les plus achalandées, ce conflit de travail affectera grandement l’approvisionnement des 1 000 magasins du groupe Metro à travers le Québec, particulièrement en produits frais », écrit le syndicat.
« Nous avons retiré plusieurs demandes pour nous concentrer sur nos priorités, nous avons fait plusieurs contre-propositions, mais, malgré cela, l’employeur demeure à des années-lumière de ce que les travailleuses et les travailleurs souhaitent obtenir, soit un rattrapage important du pouvoir d’achat perdu au cours des dernières années, » précise Matthieu Lafontaine, président du Syndicat des travailleurs et travailleuses des épiciers unis Metro-Richelieu-CSN.
Son collègue Serge Monette président de la Fédération du commerce-CSN, fait de son côté valoir que le président et chef de la direction du groupe, Eric La Flèche, a bénéficié d’une augmentation salariale de 37% depuis 2019 alors que cette hausse a été de 11% pour les employés au cours de la même période.
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