Groupe Mack Volvo : une acquisition qui n’attendait que le bon moment

Nicolas Trépanier

L’été dernier, Groupe Mack Volvo a fait l’acquisition de Centre du camion Sainte-Marie et de ses cinq concessions de Saint-Hyacinthe, Drummondville, Cowansville, Boucherville et Saint-Rémi. Ces concessions s’ajoutent aux trois que Groupe Mack Volvo exploitait déjà à Dorval, Laval et Les Coteaux.

Précisant que les deux entreprises sont de taille comparable, Luc Rivard, vice-président directeur général et actionnaire, indique que l’acquisition a toujours fait partie du plan d’affaires de son groupe.

«Dès 2014, quand nous avons fait l’acquisition de Groupe Mack Volvo – qui était de propriété corporative – nous savions que nous voulions agrandir l’entreprise. Nous avons d’ailleurs tenté de faire l’acquisition en 2017, mais elle ne s’est pas concrétisée. Nous sommes revenus et, cette fois, ça a fonctionné. Les astres étaient bien alignés.»

Au point de vue stratégique, l’acquisition permet à Groupe Mack Volvo d’élargir considérablement sa présence sur la Rive-Nord, sur l’Île et sur la Rive-Sud de Montréal, jusqu’à Drummondville. «Nous comptons maintenant sur huit places d’affaires pour desservir notre clientèle», de souligner Jean-François Bibeau, vice-président, Ventes, Mack/Volvo.

«L’acquisition nous permet d’aller chercher une nouvelle clientèle», poursuit M. Bibeau, expliquant que Groupe Mack Volvo compte davantage de flottes autoroutières et d’utilisateurs de camions à cabine de ville, alors que la Rive-Sud regroupe davantage de grandes flottes et d’acheteurs de camions de transport plus lourd.

Luc Rivard indique que l’acquisition permettra à sa clientèle de bénéficier d’un plus grand choix pour assurer l’entretien et les réparations des camions. «Elle nous donne aussi accès à beaucoup plus d’inventaire, alors que nous passons de quelque 5,5 millions de dollars de pièces en inventaire à 12 millions de dollars.»

«Nous comptons maintenant sur huit garages dans la région de Montréal pour les deux marques. Ça fait beaucoup de postes de travail au total», constate M. Bibeau.

Beaucoup de projets mijotent quant à des améliorations locatives ou à des changements touchant les installations. Luc Rivard annonce que l’on verra aussi une uniformisation quant à l’image corporative, laquelle fera en sorte de «créer un sentiment d’appartenance pour l’ensemble des employés».

Du côté de la direction, aux deux actionnaires Richard Noseworthy et Luc Rivard s’ajoutent trois vice-présidents, soit Jean-François Bibeau; Ronald Henry, vice-président Services et Aimé Cloutier, nommé vice-président Pièces. Carl Lapointe agit à titre de directeur des ventes Volvo, alors qu’Éric Dubreuil occupe le même poste du côté de Mack.

Tout le monde voit les signes de ralentissement économique et prévoit des baisses de ventes de camions, mais on n’envisage rien de dramatique au Groupe Mack Volvo. L’industrie voguait depuis quelques années sur des statistiques exceptionnelles dans un marché en surchauffe. On reviendra à des chiffres de ventes plus normaux en 2020.

Pour Montréal, on pourrait voir des ventes se situant autour de 2 300 unités, comparativement à 2 800 l’an passé, toutes marques confondues. Pour la Rive-Sud, on devrait voir des ventes similaires à la moyenne des cinq dernières années.

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