Isaac Instruments certifié pour la réglementation canadienne sur les DCE

Isaac Instruments a obtenu la certification d’un organisme indépendant pour ses dispositifs de consignation électronique (DCE), ce qui en fait présentement le plus grand fournisseur à répondre aux normes techniques de la réglementation fédérale.

L’approbation fait suite à des tests effectués par FPInnovations, qui, avec Commercial Driver Technology et le Groupe CSA, est l’un des trois organismes de certification tiers reconnus. Seuls cinq fournisseurs, dont Isaac Instruments, ont fait certifier leurs appareils jusqu’à présent.

(photo : Isaac Instruments)

Isaac Instruments affirme que 40 % des grands transporteurs canadiens utilisent son DCE. L’entreprise a d’ailleurs été l’une des premières à appuyer l’approche canadienne en matière de DCE.

Contrairement à la Federal Motor Carrier Safety Administration (FMCSA) des États-Unis, qui permet aux fournisseurs d’autocertifier les appareils, Transports Canada a mis en place un processus de certification par une tierce partie afin de limiter les possibilités de falsification des données sur les heures de service.

«Nous nous sommes impliqués très tôt et nous savons que nous étions parmi les premiers, et que nous avons en quelque sorte pavé la voie», a déclaré Jacques DeLarochellière, PDG, président et cofondateur d’Isaac, dans une interview exclusive avec Transport Routier Today’s Trucking. «Ça a été un périple qui a duré deux ans».

Le processus de certification lui-même implique plus de 450 tests, et Isaac était confiant que ses appareils étaient entièrement conformes dès janvier.

«Nous sommes d’accord avec le fait que le processus de certification est rigoureux et solide», a indiqué M. DeLarochellière. Mais les appareils d’Isaac Instruments ont dû faire face à des obstacles supplémentaires liés aux tests en raison de leurs capacités automatisées.

«Nous pensons que l’heure est à l’automatisation», a-t-il souligné. «Les touches de l’écran sont réduites au minimum, c’est donc un élément qui ne concorde pas avec ce qui est testé.»

De nombreux tests s’appuyaient également sur une technologie développée il y a près de dix ans et qui reflètent les règles établies aux États-Unis. Mais au cours des années qui ont suivi, la technologie a évolué pour inclure des passerelles sans fil, d’ajouter Jacques DeLarochellière, notant que les appareils Isaac intègrent un réseau sans fil qui ne nécessite pas de signal cellulaire.

Isaac a également fait certifier tous ses anciens systèmes. Les utilisateurs actuels pourront préparer le logiciel grâce à des mises à jour en direct qui sont offertes sans frais supplémentaires. M. DeLarochellière recommande aux flottes de faire les mises à jour progressivement, sur plusieurs mois.

«Juin 2022 arrive vite», prévient-il.

Bien que la réglementation soit officiellement entrée en vigueur le 12 juin 2021, les provinces ont accepté de reporter son application en raison du manque de dispositifs certifiés et des défis associés à la COVID-19.

La réglementation s’appliquera à tous les conducteurs de camions sous réglementation fédérale qui traversent les frontières provinciales ou fédérales, y compris les conducteurs basés aux États-Unis, mais les flottes canadiennes dominent déjà cette activité transfrontalière, a souligné le PDG d’Isaac. Les flottes américaines devront décider si elles veulent mettre à jour tous leurs camions avec des dispositifs certifiés, se concentrer sur les camions qui traversent le Canada ou s’associer à un transporteur canadien utilisant des dispositifs certifiés.

«Je ne pense pas que cela va changer radicalement la dynamique», a-t-il dit.

Pour sa part, Isaac Instruments est au milieu d’un plan d’expansion spectaculaire au sud de la frontière. Cette année, la société a ouvert un bureau à Cleveland, dans l’Ohio et, au cours des six premiers mois de 2021, elle a embauché 53 personnes supplémentaires. «Nous sommes engagés envers ce marché tout comme nous sommes engagés envers le marché canadien», d’affirmer M. DeLarochellière.

Et il est désormais en mesure de se concentrer sur ces activités.

«Nous ne sommes plus occupés à cocher toutes les cases et à obtenir la certification en priorité, c’est donc un soulagement», de conclure M. DeLarochellière. «Il est maintenant temps de tourner la page et d’aller de l’avant.»

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