Jour 10: état de la situation au Port de Montréal

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Deux semaines après le début de la grève illimitée entreprise par les débardeurs, le Port de Montréal a publié un état de la situation précisant que les services d’amarrage ordinairement fournis par les débardeurs et la manutention des marchandises sont actuellement suspendus dans plusieurs terminaux du Port de Montréal.

La manutention de vrac liquide, le service Oceanex (terminal Bickerdike) et le terminal céréalier (Viterra) ne sont pas touchés par cette situation.

« Si vous avez actuellement de la marchandise attendue au port de Montréal ou devant être exportée vers l’international, veuillez contacter votre compagnie maritime afin de connaître l’état de la situation », indique l’Administration portuaire de Montréal (APM).

L’APM dit déplorer cette grève illimitée, « car les activités portuaires sont essentielles à la bonne marche de l’économie et, en cette période de pandémie mondiale, pour la santé et la sécurité du public. Autant au Québec qu’en Ontario, il y a de nombreux importateurs et exportateurs qui sont lourdement impactés (sic) par cette grève. Les négociations se poursuivent, mais il faut rapidement trouver une solution à ce conflit de travail entre l’Association maritime des employeurs et le Syndicat des débardeurs pour que le Port de Montréal continue de jouer son rôle de moteur économique et de vecteur de commerce international pour le Canada, un rôle d’autant plus important dans un contexte de pandémie mondiale ».

CargoM, la grappe de la logistique et du transport de marchandises du Grand Montréal, dit travailler de pair avec ses partenaires du Grand Montréal afin de sensibiliser les gouvernements aux impacts négatifs qu’entraînent à court et à long terme ces moyens de pression sur la chaîne logistique et sur l’économie de la région.

Comme l’ont aussi fait plusieurs de ses membres, Cargo M a, en début de semaine, fait parvenir une lettre aux trois paliers de gouvernement afin qu’ils interviennent dans le dossier pour faciliter et accélérer les négociations entre les débardeurs et l’Association des employeurs maritimes. Cette déclaration commune a récolté jusqu’à maintenant plus de 600 signatures, indique Cargo M. Parmi celles-ci, on compte l’Association du camionnage du Québec (ACQ), la Chambre de commerce du Montréal métropolitain (CCMM), le Conseil du patronat du Québec (CPQ), la Fédération canadienne de l’entreprise indépendante (FCEI), la Fédération des chambres de commerce du Québec (FCCQ) et Manufacturiers et Exportateurs du Québec (MEQ).

Le PDG de l’ACQ a par ailleurs donné des entrevues sur le sujet dans des médias nationaux comme TVA/LCN et CTV. Vous pouvez voir l’entrevue donnée à LCN en cliquant ici. M. Cadieux y réitère les conséquences désastreuses que ce conflit, qui perdure a sur notre industrie. « Il faut à tout prix éviter que le conflit dégénère et c’est pourquoi le gouvernement fédéral doit intervenir immédiatement », dit-il.

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