La FMCSA autorise les camions aérodynamiques sans rétroviseurs

0

La Federal Motor Carrier Safety Administration (FMCSA) a accordé à la firme Stoneridge l’exemption de cinq ans qu’elle demandait pour que soit permise l’utilisation de son système de caméras MirrorEye remplaçant les rétroviseurs conventionnels sur les camions.

Selon le PDG de Stoneridge, Jon DeGaynor, cette décision des autorités américaines contribuera à améliorer de façon significative la sécurité des usagers de la route. « Le système de caméras MirrorEye permet aux chauffeurs de camions d’éviter de potentielles collisions grâce à l’élimination de certains angles morts, à l’élargissement de leur champ de vision et à une meilleure compréhension de ce qui se trouve aux abords du camion », a déclaré M. DeGaynor.

Ce dernier a par ailleurs souligné que l’absence de rétroviseurs conventionnels permet de réduire la traînée aérodynamique, ce qui se traduit par des économies de carburant et une réduction des gaz à effet de serre (GES). Les économies de carburant pourraient atteindre les 2,5% grâce à l’absence de rétros, selon le fabricant.

Il n’est d’ailleurs pas anodin que le « supercamion » Starship de Shell ait été pourvu de ce type de technologie.

Toujours selon ce qu’affirme Stoneridge, plus de 3 millions de kilomètres ont été parcourus aux États-Unis sans encombre avec le système MirrorEye, notamment par des flottes telles que Maverick Transportation, J.B. Hunt et Schneider National. Les chauffeurs en ayant fait l’essai auraient dit ne plus vouloir retourner aux rétroviseurs conventionnels.

Il y a toutefois un hic : ces camions sans rétros sont permis aux États-Unis mais Transports Canada n’a pas encore statué sur leur circulation en territoire canadien.

Transport Routier est en communication avec les autorités du ministère afin de clarifier si et quand les poids lourds bénéficiant de cette technologie pourront faire du transport transfrontalier. Nous tiendrons nos lecteurs au courant dès qu’Ottawa aura précisé sa position sur la question.

Partager.

Laisser une réponse