La GRC perquisitionne chez Lion Électrique dans une enquête pour fraude

La Gendarmerie royale du Canada (GRC) affirme avoir mené une perquisition hier matin au siège social de Lion Électrique, fabricant d’autobus électriques et ancien constructeur de camions électriques, situé à Saint-Jérôme, dans le cadre d’une enquête pour fraude en matière d’investissement.

La caporale Martina Pillarova, porte-parole de la GRC, indique que des dizaines de policiers fouillent les locaux de l’entreprise à Saint-Jérôme. La perquisition pourrait durer plusieurs jours, mais aucune accusation ni arrestation n’est prévue pour le moment.

(Photo : Steve Bouchard)

Elle précise que la police a reçu des plaintes de plus d’une centaine d’investisseurs et a ouvert une enquête en février 2025.

La caporale Pillarova précise que l’opération concerne les activités passées de l’entreprise et n’a aucun lien avec son nouveau propriétaire.

L’autorité québécoise de réglementation des marchés financiers a annoncé la semaine dernière qu’elle imposait une pénalité de 1,1 million $ à Claude Roy, un investisseur lié à Lion Électrique. Ce dernier a reconnu avoir vendu des actions de l’entreprise au cours des six semaines précédant sa mise sous la protection de la Loi sur les arrangements avec les créanciers des compagnies, en décembre 2024, évitant ainsi des pertes de près de 800 000 $.

Après son entrée en Bourse en 2021, Lion Électrique a commencé à produire des centaines d’autobus scolaires électriques par année, ainsi que quelques camions électriques. L’entreprise a toutefois éprouvé des difficultés à accroître davantage sa production et a finalement été vendue en 2025 pour une fraction de sa valeur antérieure. Le gouvernement du Québec a ainsi perdu les 140 millions $ qu’il avait investis dans l’entreprise.


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