La SAAQ se dote d’un nouveau PDG, il sera sous la loupe de l’Autorité des marchés publics
Serge Lamontagne est le nouveau président-directeur général de la Société de l’assurance automobile du Québec (SAAQ). Il entrera en fonction lundi prochain, le 19 janvier.

D’entrée de jeu dans le communiqué qui annonce sa nomination, la SAAQ indique que l’une de ses priorités sera de « redresser la situation » au sein de l’organisation, qui vient à nouveau d’être éclaboussée dans le cadre du scandale SAAQclic, cette fois par l’Autorité des marchés publics (AMP).
M. Lamontagne a été directeur général de la Ville de Montréal de 2018 à 2024 et de la Ville de Laval de 2014 à 2018. Il est titulaire d’une maîtrise en administration des affaires et compte plus de 35 années d’expérience dans des rôles stratégiques dans la fonction publique.
Il est administrateur de sociétés certifié et a été nommé comme expert en résidence à l’École nationale d’administration publique en plus d’être conférencier pour l’École de la fonction publique du Canada.
« La grande expérience de M. Lamontagne ainsi que son profil, ses compétences et son leadership font de lui la personne toute désignée pour relever les défis de la SAAQ et rétablir la confiance de la population. Les services aux citoyens et citoyennes demeurent au cœur de ses priorités. M. Lamontagne a toute ma confiance et mon soutien pour mener ce mandat », a déclaré Jonatan Julien, ministre des Transports du Québec.
Sous la loupe de l’AMP
Mardi dernier, l’Autorité des marchés publics (AMP), le gendarme de l’octroi de contrats gouvernementaux, a déposé quatre ordonnances et quatre recommandations liées au dossier SAAQclic et plus précisément à la gestion contractuelle.
« Ces manquements vont à l’encontre d’une gestion responsable des fonds publics, en plus de porter atteinte aux principes d’intégrité, de transparence et de saine concurrence », écrit l’AMP par voie de communiqué.
Des pratiques douteuses telles que le fractionnement des besoins pour éviter de se conformer aux obligations de reddition de comptes sont au nombre des éléments relevés par l’AMP, tout comme le manque de planification, la mauvaise estimation des coûts et la rédaction d’appels d’offres insuffisamment indépendants, impartiaux et confidentiels.
Le nouveau PDG de la SAAQ et son équipe devront rendre des comptes à l’AMP deux fois l’an afin de démonter la progression des méthodes de gestion de l’organisation.
En effet, parmi ce qu’ordonne l’AMP à la SAAQ, on retrouve l’obligation « De faire réaliser un audit en temps réel, par les vérificateurs internes de la SAAQ, du contrat-cadre et des contrats connexes, et d’informer l’AMP des résultats tous les six mois. »
Notons en terminant que la Commission Gallant, mise sur pied à la suite du fiasco SAAQclic et qui a entendu de nombreux témoins au fil des derniers mois, doit déposer son rapport final très bientôt, le 13 février.
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